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Le traitement médiatique de la Russie vise à susciter une fièvre obsidionale
France
Publié dans La Nouvelle République le 18 - 03 - 2025

Il y a tout juste cinq ans, en mars 2020, lors de la fabrication étatique de la «plan-démie» de Covid, Macron martelait, pour traiter cette maladie grippale saisonnière : « Nous sommes en guerre ! »
Pourtant, à l'époque, tous les spécialistes honnêtes de la santé reconnaissaient la bénignité de cette grippe saisonnière, l'innocuité du virus en absence de pathologie préexistante. En guise de riposte médicale pour protéger le pays de cette grippe saisonnière rebaptisée, pour les besoins de la cause, Covid-19, Macron avait plutôt décrété, paradoxalement, le confinement de tous les Français, instauré le couvre-feu, assorti de restriction drastique des libertés individuelles. Avec une rhétorique guerrière propre à enflammer la fibre patriotique, on s'attendait du moins à une déclaration de mobilisation générale pour combattre l'envahisseur viral.
Or, le téméraire président Macron, au lieu d'aligner une armée (sanitaire) pour protéger la population française contre l'ennemi (viral) ou d'appeler tous les citoyens à s'armer (médicalement) pour affronter l'envahisseur contagieux, les avait-il plutôt invité, de manière machiavélique, à se calfeutrer chez eux, à se confiner, comme aux temps du Moyen-âge, faute d'équipements sanitaires décimés ces dernières décennies par ce même président, au nom de la rigueur budgétaire instituée pour muscler davantage la vigueur du capital. Ainsi, faute de moyens sanitaires et médicaux pour enrayer la propagation de la grippe saisonnière baptisée Covid, le gouvernement Macron avait-il stratégiquement placé la riposte sur un terrain (propagandiste) militaire, comme s'il s'agissait d'une guerre à mener.
Fondamentalement, le combat contre un virus se mène avec de l'intelligence (science), de l'équipement (sanitaire et médical) et de la prévoyance (stocks de matériels), non à coups de discours belliqueux incantatoires propres à susciter plutôt la psychose que l'assurance.
Il se mène avec de la protection médicale prophylactique ou vaccinale scientifiquement validée, essentielle à notre santé psychique individuelle et à notre résilience collective, et non par la politique de confinement débilitante et de discours alarmistes et militaristes propres à susciter la psychose, la peur obsidionale. En dépit de l'hécatombe apocalyptique annoncée par Macron, le nombre de décès lié au Covid aura été relativement comparable aux morts provoqués par les grippes saisonnières annuelles antérieures.
La majorité des malades sont décédés faute de prise en charge médicale, contraints à demeurer confinés à la maison, avec interdiction de se rendre à l'hôpital ou de consulter leur médecin traitant. Notamment les personnes âgées cloîtrées dans les maisons de retraite. A l'époque, les médias avaient contribué à susciter ce climat de peur covidal, à attiser et à entretenir la psychose collective, la fièvre obsidionale. De manière générale, c'est le traitement politique et surtout médiatique qui imprime sa dimension rationnelle ou émotionnelle au fait social porté à la connaissance de la population.
Et, en fonction de ce traitement, la réceptivité de l'information et, corrélativement, la réaction collective, varient entre discernement philosophique et apeurement hystérique.
Tout autre événement traité sur le même registre apocalyptique aurait suscité la même collective réaction hystérique, hallucinatoire et affolante (terrorisme, pollution atmosphérique, explosion des cancers ou d'autres maladies létales, etc.) Et, notamment, comme de nos jours, la «menace de l'invasion russe», fût-elle imaginaire, agitée par Macron.
C'est le traitement différentiel de l'information qui provoque le choc des maux et suscite le poids de l'affliction. Et, par voie de conséquence, l'adhésion de la population aux politiques sécuritaires et interventions militaires.
Le règne de la peur est l'arme des puissants
Aujourd'hui, à la faveur de la guerre de l'Ukraine, Macron récidive. Au moment où les deux puissances, Etats-Unis et Russie, s'apprêtent à signer un traité de paix pour mettre un terme à la guerre en Ukraine, Macron, lui, proclame que Moscou, ce nouveau «Covid géopolitique béni», menace la France.
Et, face à cette menace russe fantasmée, Macron ne cesse de marteler, à nouveau, son leitmotiv militariste, sa phrase fétiche : «Nous sommes en guerre.» Sur un ton churchillien et avec un aplomb herculéen, Macron proclame que l'heure au plan militaire n'est pas grave, mais gravissime.Ainsi, avec une application perverse et sadique de dramatisation extrême de la situation, Macron réactive l'arme de la peur, de la psychose, de l'insécurité. Un climat apocalyptique entretenu complaisamment par les médias stipendiés, en particulier les chaînes d'information en continu, colonisées par des généraux de plateaux télé, des généraux français qui ne connaissent la guerre que par voie des actualités télévisées ou, au mieux, par voie de procuration militaire. Aussi, sous l'effet de l'intoxication médiatique, la peur s'est-elle irrationnellement emparée des Français. Une peur obsidionale.Le règne de la peur est l'arme des puissants. En tout cas, elle leur permet de se présenter en sauveurs suprêmes, en protecteurs thaumaturgiques. Pour sa part, Macron n'hésite pas à endosser le rôle de l'homme providentiel, seul capable, selon lui, de conjurer la menace existentielle russe.
Comme l'a écrit au siècle dernier le critique américain Henry Louis Mencken, «le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d'être en mise en sécurité». Aussi la politique de la peur s'attache-t-elle à susciter un climat de psychose au sein de la population pour justifier l'adoption de lois sécuritaires, de mesures antisociales, de politiques d'interventions militaires.
L'instauration de l'économie de guerre. Et qui dit économie de guerre, dit économie de disette.
Depuis toujours, les discours alarmistes et anxiogènes participent de la politique sécuritaire actionnée par les classes dominantes, illustrée notamment par la désignation d'ennemis intérieurs ou extérieurs à combattre.
L'instrumentalisation de la peur réelle ou irrationnelle par les gouvernants à des fins de conditionnement idéologique et d'enrégimentement militaire, est une arme appliquée depuis l'existence des sociétés de classe. Mais la manipulation de la peur à des fins de confinement politique (sous couvert de la menace d'une grippe saisonnière : Covid), de remise en cause des acquis sociaux sur fond de relégation de la protestation sociale (sous couvert de la menace russe imaginaire), est la dernière invention de la bourgeoisie décadente française. Une bourgeoisie qui ne gouverne que par l'imposture et la terreur.
La panique des dominés fait le bonheur des puissants. Une fois la panique répandue en France, c'est-à-dire une fois que la peur obsidionale aura assiégé les Français, on peut être sûr qu'ils ne pourront plus manifester quelque résistance pour s'opposer aux politiques antisociales et liberticides de la bourgeoisie française.
Pour la classe dominante française, la propagation de la fièvre obsidionale est le meilleur antidote pour conjurer les tensions sociales.
Comme à l'époque du «plan-démie» du Covid, où les Français étaient soumis à la résignation et résignés à la soumission, confinés dans leur servitude volontaire et volontairement asservis au confinement, l'époque actuelle de plan de guerre contre la Russie semble entraîner les Français sur la même pente de la résignation et de la soumission.
A moins d'un salutaire sursaut de résistance populaire.


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