Juin 2020, le défunt Djamel Menad, nous accordait une interview dans laquelle il évoquait plusieurs chapitres qui secouent le football national. Sans démagogie, il était un Monsieur ouvert à la communication, à l'image des anciennes stars de l'équipe nationale : Kouici, Assad, Belloumi, Berroudji, Fergani, Korichi et bien d'autres que nous avons eu également à interviewer. Dans cet entretien, il répondait sans bégayer à nos questions relatives aux projets sportifs, le marketing sportif, la communication, les finances, les sponsors, l'innovation, les événements sportifs, les marques et bien d'autres sujets couronnant l'actualité sportive nationale. Le football national, «Ce qui me froisse le plus, c'est lorsque que je suis seul et je me dis, ces gens qui combinent, trichent, négocient des matchs, ont-ils une conscience ? Quelle histoire veulent-ils écrire et laisser derrière eux après leur passage dans ce monde ? y pensent-ils à cela ? À leur propre histoire qui révélera demain ce qu'ils ont fait à ce football ? C'est triste, honteux pour eux et pour ceux qui l'avaient fait par le passé et Dieu seul sait qu'ils étaient nombreux à tenter de s'enrichir sur le dos du sport au moment où des millions de supporters applaudissaient naïvement un match truqué». Une triste opinion venant d'un Monsieur du Football. A propos des chantiers sportifs , il nous disait «Oui, je voudrais aussi rappeler que dans le chapitre infrastructures existantes, les dirigeants devront aussi jeter un œil aux vestiaires…. , connaissant l'état de cette structure, les clubs doivent veiller, lors des déplacements, à ce que les joueurs ne soient pas transportés dans un même bus, c'est important, veiller également que ce que les dirigeants ne soient pas très nombreux dans le bus , on ne va pas à une fête foraine». A la question relative à l'autofinancement Pour lui «la réussite repose d'abord sur les compétences du président du club sportif. C'est-à-dire ? Celui qui doit être avant tout un sportif ou un ancien sportif, celui qui maîtrise parfaitement la gestion allant des tâches administratives, du personnel et du développement de son club que de la finance. Vous savez parfaitement que le football est également créateur d'emplois. Ce que beaucoup de gestionnaires négligent». S'agissant de la communication, un sujet qui me tient à cœur. Une bonne communication, permet au club de gagner en visibilité. Il n'y a rien de plus efficace pour accroître l'intérêt des sponsors. Quels sont les clubs qui disposent aujourd'hui d'un site internet ou d'un blog qui est à jour ? Alors qu'ils constituent un atout considérable pour convaincre les entreprises de sponsoriser. …Mais hélas, on a l'impression que personne ne bouge. Je dis que le développement fulgurant des technologies de communication et l'apparition des réseaux sociaux, devraient normalement pousser les clubs à s'adapter, et surtout à repenser leur modèle de fonctionnement. Ce qui est regrettable, c'est le fait que ces nouveaux outils d'échanges et d'interactions ne figurent pas dans la feuille de route de nombreux clubs, si ce n'est pour poser problème ou dénoncer X ou Y. Je me demande comment ces clubs peuvent garder le contrôle de leur information sans la communication. Et comment ces gestionnaires peuvent-ils communiquer avec leur public ?» Le marketing, vous dites… «L'autofinancement, la réussite repose d'abord sur les compétences du président du club sportif. C'est-à-dire ? Celui qui doit être avant tout un sportif ou un ancien sportif, celui qui maîtrise parfaitement la gestion allant des tâches administratives, du personnel et du développement de son club que de la finance. Vous savez parfaitement que le football est également créateur d'emplois. Ce que beaucoup de gestionnaires négligent».