La guerre des stupéfiants déclarée par les cartels de drogue issus des pays voisins, à des fins géopolitiques, contre l'Algérie a causé des préjudices graves, notamment la montée de la criminalité. L'apparition des drogues de synthèse et les drogues dures durant ces cinq dernières années a provoqué une résurrection de la criminalité urbaine y compris transfrontalière. En 2024, 394.189 affaires criminelles ont été constatées par la Direction de la Police judiciaire relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), tandis que 376.417 affaires similaires enregistrées durant l'année 2023, soit une hausse de 4,72 % constatée par la Police algérienne en 2024. Au total, poursuit le bilan opérationnel de la DGSN pour l'année 2024, 391.603 personnes ont été impliquées dans les affaires liées à la criminalité urbaine contre 363.856 personnes arrêtées pour le même mobile en 2023, soit 755.459 personnes impliquées dans la criminalité urbaine durant les deux dernières années. Aussi, la DGSN a déploré 429.661 victimes causées par la criminalité urbaine entre 2023 et 2024. Selon le bilan de la Sûreté nationale, en 2023 le nombre des victimes a été estimé à 232.537 cas, alors qu'en 2024 il été dénombré à 197.124 victimes de la criminalité urbaine. Par ailleurs, les affaires liées à l'usage de stupéfiants ont, quant à elles, connu une augmentation de près de 10 %, selon le bilan des activités opérationnelles de la DGSN pour l'année 2024. Durant l'année précédente, 141.497 affaires liées à la violation de la législation des drogues, voire à l'usage de stupéfiants, ont été recensées par les services de la Sûreté nationale contre 129.471 affaires similaires enregistrées durant l'année 2023, soit une augmentation de près de 10 % des délits pour drogue observée durant l'année 2024. Cette hausse des drogues dans les milieux urbains remarquée durant l'année passée en comparaison à l'année 2023, confirme que le trafic, y compris la consommation, sont en constante évolution au pays. Cela s'est avéré avec les multiples opérations de qualité auxquelles les différents Services de lutte contre le trafic de stupéfiants avaient réalisé au cours de l'année 2024, où de grosses prises de grandes quantités des comprimés de psychotropes, de kifs traités et même de cocaïne avaient été exhibées au grand public par la Police algérienne. On parle des saisies allant jusqu'à deux millions de capsules de psychotropes prises en une seule opération, c'est dire combien le fléau des psychotropes a amplifié dans les milieux de trafiquants des drogues. L'introduction des drogues de synthèse via les frontières algériennes par les cartels de drogue étrangers, notamment de pays voisins, a entraîné, par conséquences, une augmentation des consommation des psychotropes. En 2024, le nombre des personnes impliquées dans les délits de drogue est estimé, selon le bilan de la DGSN, à 157.744 individus, soit une hausse de près de 10 % par rapport à l'année 2023. Fort heureusement, la riposte des services de la Sûreté nationale contre la menace des drogues dans les milieux urbains a permis de résoudre 99,90 % des affaires liées à l'usage de stupéfiants. En chiffres, sur les 141.497 affaires traitées en 2024, 141.356 ont été élucidées suite à des investigations menées par les différentes Brigades et Services de lutte contre le trafic de stupéfiants. D'autre part, cette forte irruption des drogues voulut au pays a provoqué, voire a encouragé quelque part, une implosion de la criminalité urbaine. Autrement dit, les affaires liées atteintes aux personnes ont connu une forte augmentation en 2024 et d'après le bilan de la DGSN, 85.698 affaires liées aux atteintes aux personnes ont été traitées ayant impliqué 86.294 personnes, alors qu'à la même année 96.371 affaires liées aux atteintes aux biens ont été traitées par la Sûreté nationale ayant impliqué, au total, 57.400 personnes. L'implication des drogues dans l'émergence de la criminalité urbaine n'est plus à présenter, elle est réelle. Concernant la lutte contre les bandes de quartier qui détiennent un lien fort avec le trafic de stupéfiants, la DGSN a comptabilisé le démantèlement de 88 gangs et l'arrestation de 664 gangsters en 2024. En vendant des drogues en tous genres et en contrôlant plusieurs territoires urbains, ces 88 bandes de quartier ont finis par tomber dans les mailles des services de Police algérienne suite à des enquêtes approfondies appuyées par des interventions musclées.