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Crise du gaz: UE-Russie: rupture de confiance
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 10 - 01 - 2009

D'un conflit commercial bilatéral, comme veut le faire croire l'UE, la crise du gaz entre Moscou et Kiev évolue vers une confrontation russo-européenne d'ordre géostratégique. Peut-il en être autrement lorsque l'Europe dépourvue de gaz fait face à la Russie, détentrice des premières réserves mondiales de cette source d'énergie de l'avenir ?
« Ce n'est pas un simple différend commercial bilatéral », a déclaré le Roumain Adrien Severin, président de la délégation du Parlement européen (PE) en charge des relations avec l'Ukraine, à l'issue de la visite des directeurs des compagnies gazières russe (Gazprom) et ukrainienne (Naftogaz) au PE jeudi en fin de journée. Le député européen a mis au jour la dimension réelle de la crise du gaz qui met aux prises Moscou et Kiev depuis la semaine dernière. Effectivement, ce n'est pas un « simple différend commercial bilatéral entre la Russie et l'Ukraine », comme n'a cessé de le répéter le président de la Commission européenne José Manuel Barroso depuis le début de cette crise. Et pour cause, l'UE a finalement accepté, jeudi soir, l'envoi d'une mission d'observateurs à la frontière russo-ukrainienne pour voir si l'Ukraine ne siphonne pas le gaz destiné à l'Europe et qui transite par son territoire.
Cependant, la Russie a exigé la présence d'experts russes aux côtés de la mission européenne composée d'une dizaine d'observateurs. L'Ukraine a tout de suite opposé son refus à la présence de Russes auprès de cette mission. Comme quoi la confiance règne entre les différents protagonistes de cette nouvelle crise. Depuis la fermeture des robinets russes lundi dernier à minuit, les effets de pénuries gagnent chaque jour plus des pays d'Europe centrale et orientale et commencent à inquiéter, sérieusement, le reste de l'Europe. Ce qui explique le ballet diplomatique intense qui a eu lieu à Bruxelles et ailleurs mercredi et jeudi et qui se poursuivait, vendredi au moment où nous mettons sous presse.
Le directeur général russe de Gazprom, Alexeï Miller, et celui de Naftogaz, Oleh Dubyna, ne se sont pas assis jeudi à la même table de négociations à Bruxelles. Ils n'ont pas voulu se rencontrer. C'est le Commissaire à l'énergie Andris Spielbag qui a servi d'intermédiaire dans la négociation. C'est dire la tension qui a régné jeudi à Bruxelles. De même, si le DG de Naftogaz s'est exprimé, le même jour en fin de journée, devant la Commission des affaires étrangères du PE, le Russe de Gazprom s'est contenté d'une entrevue avec le président du PE. Un jour auparavant, le mercredi, le président français Nicolas Sarkozy a reçu la chancelière allemande Angela Merkel et tous deux ont fait savoir leurs inquiétudes sur l'éventuelle prolongation de cette crise.
«Personne ne doit prendre qui que ce soit en otage», a déclaré le président français, après avoir appelé la Russie à respecter ses engagements de livraison de gaz à l'UE.
Ce que ne dit pas Nicolas Sarkozy, c'est que l'Accord stratégique énergétique Russie-UE a expiré en décembre 2007. Il n'a pu être renouvelé lors du 22ème Sommet UE-Russie tenu le 14 décembre à Nice, sommet qui intervenait juste après la crise géorgienne et à la veille du Sommet du « G20 » réservé à la crise financière. Légalement la Russie a tout le loisir de revoir et de négocier ses contrats pays par pays. D'autant plus que l'UE n'a pas encore une politique commune sur l'énergie. L'une des raisons de ce handicap européen tient au fait que les besoins comme les sources d'approvisionnement varient d'un pays à l'autre. Si la Slovaquie dépend à 100% du gaz russe, ce n'est pas le cas de l'Espagne ou de la Grande-Bretagne qui n'importent rien de Russie. Les plus touchés sont les pays d'Europe centrale et orientale de la Grèce à la Turquie. En plus de la réduction de la consommation des ménages, un grand nombre de chaînes industrielles ont stoppé leurs productions.
Ces quelques données confirment bien que si la crise du gaz engage deux pays, la Russie et l'Ukraine, elle touche par ricochet toute l'Europe. Inutile donc de réduire cette crise à une dimension bilatérale. Cela explique-t-il le voyage du Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, et celui de la Commission européenne Manuel Barroso hier aux frontières russo-ukrainiennes ? Le conflit entre Moscou et Kiev met à rude épreuve la solidarité au sein de l'UE. Derrière le différend commercial se dessine un affrontement politique entre la Russie et l'UE sur bien d'autres sujets éminemment stratégiques. L'argument financier évoqué par la Russie et l'Ukraine (niveau du prix du gaz pour la Russie et coût du transit pour l'Ukraine) ne saurait cacher la compétition politique et géostratégique entre la Russie et l'UE dans toute la région du Caucase et de l'Asie centrale et mineure. En attendant, le hasard a fait surgir cette crise au moment même où l'Europe vit un des hivers les plus rigoureux de ces dix dernières années. Comme pour faire trembler un peu plus les citoyens européens face à un avenir déjà hypothéqué par la crise financière internationale.


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