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Viandes blanches, les raisons d'une flambée
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 01 - 08 - 2010

Un poulet de 2,5 kilos à 800 dinars ! Le cours des viandes blanches a flambé depuis quelques semaines. Le poulet a affiché, hier, 330 dinars le kilogramme, au moment où la dinde coûte 800 dinars le kilo.
A quelques jours du Ramad-han, les prix des viandes blanches ont connu une flambée toute prévisible, et ce en l'espace d'une semaine. Sur les étals, les cours sont passés de 210 dinars le kilo en janvier à 330 dinars fin juillet. Soit une hausse de 57% en sept mois. L'origine de cette flambée ? «La situation s'est tendue avec la montée en puissance de la demande. Et la tendance devrait se poursuivre jusqu'au début septembre. Autrement dit, après le mois de Ramadhan qui démarre vers le 11 août», prévoit un volailler.
De son côté, l'Office national des aliments du bétail (ONAB), qui dépend de la SGP production animale, compte en prévision du mois de Ramadhan mettre sur le marché national 4.200 tonnes de viande blanche congelée. Mais cette quantité est une goutte d'eau dans l'océan car elle ne représente qu'à peine 2% des besoins du marché. Les prix des viandes blanches (dont notamment le poulet) ont bondi en moyenne de 20,54% en 2009, selon l'Office national des statistiques. On observe des fluctuations sur ce marché de la volaille de l'ordre de 10, 20, 30%. Si les cours subissent inévitablement la loi de l'offre et de la demande, la raison du yoyo des prix du poulet est imputable à la volatilité des cours des matières premières (maïs et soja) qui constituent l'alimentation des volailles et qui représentent pas moins de 80% du prix de revient du poulet.
Le maillon faible de la filière avicole réside, en effet, dans cette dépendance vis-à-vis des marchés internationaux du soja et du maïs qui rend le marché très volatile. Le maïs et le soja sont totalement importés de l'étranger. La flambée des cours mondiaux de ces produits agricoles est relevée depuis déjà plusieurs mois. Au cours de ce mois de juillet, le maïs et le soja ont poursuivi leur hausse sur les marchés internationaux, en raison d'une production plus faible que prévue. «Cette dépendance est répercutée sur le prix de l'aliment et les coûts de production», explique un producteur activant à l'Est du pays. «Il est urgent de produire le maïs et le soja ici en Algérie pour permettre à la filière algérienne de s'autosuffire dans l'alimentation des volailles et réduire la dépendance à l'importation», plaide pour sa part un expert en nutrition animale. D'un autre côté, l'importation du maïs et du soja est soumise à une fiscalité jugée exorbitante (17% de TVA).
En 2008, la loi de finances complémentaire avait introduit un article instituant, pour une durée d'une année, une exonération fiscale sur l'aliment du bétail importé. Mais la mesure n'est que conjoncturelle. Un membre de l'association nationale des aviculteurs dénonce une situation pénalisante: «Pendant que d'autres filières bénéficient de plusieurs subventions, les aviculteurs, eux, continuent à payer 17% de TVA sur l'aliment et les médicaments vétérinaires».
Autre élément: en été, faute de moyens permettant de lutter contre la chaleur tels les systèmes de climatisation et ventilation modernes des bâtiments d'élevage, la majorité des petits éleveurs cesse l'activité pour reprendre en automne. Résultat: l'offre se rétrécit en été pendant que la demande augmente. Et ainsi le prix flambe. La forte demande s'enclenche, en effet, avec le début de la période estivale. Celle-ci, comme à l'accoutumée, connaît la concentration de diverses manifestations grand public: mariages et autres fêtes familiales…
«C'est normal que la demande grimpe subitement sous la pression d'une forte consommation», constate un volailler. L'Algérie produit en moyenne 240.000 tonnes de viande blanche chaque année. L'Algérien consomme 8 kg de viande blanche par an. Un ratio dérisoire par rapport aux normes recommandées par la FAO. Aux USA, la moyenne dépasse 40 kg par an par habitant, alors qu'il est de 28 kg en France. Au-delà de l'aspect conjoncturel, le secteur avicole a fait preuve, jusqu'à présent, d'un dynamisme inégalé. Du moins en ce qui concerne le développement des élevages. En 2009, la production algérienne de viande blanche a atteint 244.000 tonnes et 3,1 milliards d'œufs. Ceci représente 55% de la consommation totale toutes protéines animales confondues. Le taux moyen de croissance sur les 3 dernières décennies est d'environ 8% pour la production des viandes blanches et de 6% pour celle des œufs.
Des performances qui ont conforté le ministère de l'Agriculture dont les objectifs tels qu'escomptés dans les contrats de performances ont jusque-là été atteints. Le ministère de l'Agriculture a consacré un fonds d'un montant de 4 milliards de DA pour la relance de la filière avicole. Mais de l'avis des professionnels, ce fonds d'aide à la filière est très «insuffisant» pour espérer des résultats tangibles. Car au-delà des fonds publics, il est de plus en plus souligné la nécessité d'aller vers la professionnalisation de la filière.
Un membre de l'association nationale des aviculteurs préconise la création en urgence d'un office interprofessionnel de la filière. Une filière qui a été de tout le temps fragile car désorganisée de bout en bout. Le marché de la volaille est fortement dérégulé. La forte fiscalité qui s'applique aux aviculteurs qui activent légalement incite les éleveurs à verser dans l'informel. Résultat: élevage dominé par l'informel, abatage clandestin, la filière est vouée à une anarchie. Un membre de l'Association nationale de la filière avicole (ANFA) plaide pour une mise à niveau du système d'élevage algérien dans ses différents segments pour permettre de réduire les prix de revient du poulet et de le rendre mieux accessible aux consommateurs.


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