Les habitants de la zone sud-est du quartier de Maraval veulent davantage de moyens de transport. Les seuls bus qui étaient opérationnels, à l'exemple du 6 reliant la cité Radieuse à la place Valéro et le 14 assurant la liaison entre Mers El-Kébir et les Palmiers, ne sont en effet plus en service depuis plus de trois ans notamment pour le premier. Un véritable calvaire que ne cessent de décrier les riverains à travers leurs comités de quartier. Les lycéens sont les premiers à subir les conséquences de cette «désorganisation» du transport puisque la ligne 14 leur permettait de se rendre jusqu'au lycée technique des Palmiers. Depuis l'arrêt des bus desservant cette ligne, les élèves sont contraints de parcourir des kilomètres pour rejoindre les bancs de leur établissement. D'autres au contraire doivent emprunter plusieurs ruelles pour rallier le grand boulevard de l'ANP afin d'embarquer à bord de la ligne 34 ou bien le U. Ces entraves ont été signalées par de nombreux parents d'élèves qui, soucieux du quotidien de leurs progénitures, ont mis en exergue l'autre volet lié au risque d'agression dont ils peuvent être victimes surtout s'ils empruntent ces ruelles vides et isolées. Les habitants des cités les Glycines, la Radieuse, pour leur part, se sentent lésés et trouvent que cette zone n'est pas du tout desservie. Ils doivent marcher jusqu'au premier boulevard périphérique pour prendre le bus B ou parfois un taxi. Ce casse-tête perdure depuis des années et il est temps, selon eux, que les responsables locaux songent à revoir cette organisation en mettant les moyens qu'il faut. Si certaines liaisons sont saturées, d'autres au contraire doivent être renforcées et même créées comme c'est le cas de cette zone à forte densité démographique. Un appel a été lancé aux décideurs pour relancer la remise en service des deux lignes 6 et 14 ou bien créer de nouvelles lignes dans le but de répondre aux besoins de la population.