Le conflit syndico-syndical qui étend son malaise dans les rangs des travailleurs de la Setram ne semble trouver, pour le moment, aucune solution. Entretenu par des parties occultes, les rivalités ont fini par prendre en otage la représentativité syndicale, laissant employeur et travailleurs subjugués par les incertitudes qui pèsent sur le front social. «La situation se complique de jour en jour à cause de ce problème de représentativité syndicale. On attend depuis quelques mois que la tutelle syndicale, l'Union de wilaya UGTA en l'occurrence, vienne superviser les travaux d'une assemblée générale élective, mais les choses semblent faire du surplace malgré une forte insistance des employés à ce propos», soulignent les termes d'un communiqué transmis à notre bureau par le collectif des travailleurs. Non sans indiquer que la section syndicale installée depuis quelques mois est décriée par tous les travailleurs. Interrogé hier sur le sujet, M. Boudjemaa Rahma, le secrétaire général de l'UW/UGTA, nous dira : «Effectivement, le problème de la représentativité syndicale au niveau de la Setram n'a que trop duré», et que «l'Union territoriale s'attelle à redresser la situation par le biais de l'organisation d'une assemblée générale qui sera programmée dans peu de temps et où les travailleurs pourront choisir librement et d'une façon démocratique leurs représentants». «Nous serons fixés sur la date probablement après le 4 mai prochain, à l'issue d'une rencontre avec les secrétaires généraux des sections syndicales», indique M. Rahma qui assure que l'installation d'une section syndicale représentative au niveau de la Setram est inéluctable. Notre interlocuteur nous apprendra qu'il y a eu déjà une tentative dans le sens de la tenue d'une AG, mais les représentants de l'UT qui se sont rendus au siège de la Setram, sis à Zouaghi, pour superviser l'AG des travailleurs, ont été «empêchés» de pénétrer à l'intérieur. Un blocage de l'administration ? Cela en a tout l'air, selon notre interlocuteur. Mais à la direction de la Setram, on se défend fermement contre toute explication malveillante. «Ce sont des agents de sécurité qui avaient demandé aux membres de la délégation venue superviser l'AG de passer par le côté des visiteurs. Chose qui n'a pas été, selon toute vraisemblance, bien appréciée, poussant les membres en question à rebrousser chemin en signe de mécontentement», a expliqué la cellule de communication de la Setram. La chargée de la communication affirme qu'il s'agit là d'un malentendu et que la direction de la Setram est tout à fait disponible pour faciliter la tenue d'une AG élective où tous les domaines ou services seront représentés. Notre interlocutrice nous apprendra, dans ce sillage, que la convention collective est fin prête et que faute de représentants «crédibles» auprès des travailleurs, on continue encore à croire que la convention collective tarde à voir le jour. Sur un autre plan, elle nous apprendra qu'après la mise en fonctionnement du système de signalisation électrique des passages à niveau, la mise sur le carreau de plus de 200 agents, naguère chargés de réguler la circulation au niveau de ces points de passages, était presque consommée. Mais, grâce à la bienveillance des cadres de la direction, le contrat de ces agents qui était à durée déterminée (CDD) a été transformé en contrat à durée indéterminée, et tous ces agents ont été, ainsi, intégrés dans une brigade mobile d'intervention. «La Setram ne cherche que la stabilité sur le front social pour aller de l'avant et améliorer ses services», nous dira-t-elle.