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Offre de dialogue social du gouvernement: Syndicats et partis prudents
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 07 - 2017

L'offre de dialogue politique et social du gouvernement Tebboune, si elle reste encore suspendue au feu vert du président Bouteflika, suscite déjà des réactions mitigées, prudentes, autant des partis que des syndicats. Pour Smati Zoghbi du Rassemblement national démocratique (RND), «tout ce qui appelle au dialogue ne peut être qu'une bonne chose et bénéfique pour le pays». Dans une déclaration au «Le Quotidien d'Oran», il a estimé cependant qu'«il ne faut pas que cela soit seulement un discours, mais accompagné par des actes concrets». «Le gouvernement, pour lui, doit s'ouvrir aux partis et à la société civile, car nous allons avoir une rentrée sociale très chaude». Prudent, ce cadre du RND a souligné qu'«il faut que ce soit des actes et pas seulement des discours», car «le gouvernement a fait que les réformes initiées par le président Bouteflika soient vidées de leur substance». Pour lui, il est clair que «le dialogue social et politique doit être un vrai mode de gouvernance, et pas seulement des discours». L'Intersyndicale, dont les syndicats qui la composent ont été jusque-là exclus de la Tripartite, et donc des décisions concernant le front social, est également prudente sur l'organisation et les objectifs de ce dialogue social que veut initier le gouvernement, mais sous l'égide du président Bouteflika. Meziane Meriane, le coordinateur du Snapeste, nous a indiqué dans un entretien que «nous voulons un dialogue permanent, pas conjoncturel». Il nous a annoncé la tenue samedi d'une réunion de l'Intersyndicale «pour justement discuter de certaines de nos revendications, dont le code du travail, et nos propositions à soumettre au gouvernement». «Nous sommes, à l'Intersyndicale, pour le dialogue social, nous sommes partie prenante de cette demande de dialogue, car on a toujours été diabolisés, exclus du dialogue social», a-t-il dit. M. Meriane rappelle d'ailleurs que «nous avons eu une mauvaise expérience sur la révision de la Constitution, en 2011, lorsque nous avons été sollicités par le gouvernement. Mais, une fois le Printemps arabe terminé, personne n'a pris en considération nos suggestions et on n'a plus été consultés». Meziane Meriane affirme dès lors que «pour nous, le dialogue social ne doit pas être conjoncturel, mais permanent», ajoutant qu'«il faut instaurer un dialogue social permanent avec l'obligation de résultats». Pour autant, il estime qu'un tel dialogue social ne peut avoir lieu sans «une volonté politique». Et là-dessus, il a indiqué que «nous avons fait part de nos revendications au gouvernement». Il a annoncé, en outre, qu'«hier, on s'est réuni au sein de l'Intersyndicale et nous avons finalisé nos conclusions sur un certain nombre de dossiers revendicatifs, dont le code du travail». M. Meziane a également confirmé la formation prochaine d'une Confédération nationale des syndicats indépendants. «Nous allons vers la formation d'une confédération, qui va rassembler tous les syndicats indépendants, comme cela se passe au Maroc, en France ou en Tunisie», a-t-il souligné, avant de dénoncer: «Ils veulent nous confiner dans un syndicalisme corporatiste.
Pour le gouvernement, c'est une aubaine d'avoir des syndicats organisés. Alors, on se demande, pourquoi on nous dresse des embûches?» Par ailleurs, Mohamed Yousfi, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé (SNPSS), estime, quant à lui, que «le dialogue social, nous, on ne demande que ça».
«Les choses évoluent positivement depuis un certain moment, et les responsables sont plus réceptifs à nos revendications», a-t-il affirmé, rappelant que «depuis 24 ans, nous avons toujours revendiqué ce dialogue social, un dialogue franc». «Au sein de notre syndicat, on prend donc acte de cette initiative et cette volonté du gouvernement d'instaurer un dialogue social avec les composantes syndicales», a-t-il ajouté, car «nous avons toujours dit que nous avons besoin d'un dialogue transparent et réciproque pour régler les problèmes». «Nous avons trop longtemps été maltraités, on a été exclus de la Tripartite, taxés d'être à la solde de la main de l'étranger... Oui, nous sommes pour un dialogue responsable, mais pas conjoncturel, qui mette sur la table tous les défis de la société algérienne», relève le Dr Yousfi. Il précise cependant: «Mais pas pour régler quelques problèmes seulement».
De son côté, le Front des forces socialistes (FFS) a rejeté l'offre de dialogue politique et social du gouvernement. «Participer à ce pseudo-dialogue servirait de caution et de faire-valoir au régime», a affirmé samedi le FFS dans une déclaration rendue publique à l'issue de son conseil national.
Il ajoute: «Le Conseil national sait que notre peuple n'est pas dupe de cette réalité mais l'appelle à la vigilance face un régime en fin de cycle, qui n'a pas épuisé toutes ses manœuvres politiciennes pour se maintenir».
En fait, le FFS motive sa position par le fait que «le CN, instruit des vaines et multiples tentatives de ce régime pour se pérenniser en initiant de soi-disant dialogues avec les acteurs politiques, économiques et sociaux, sait que ce régime n'a qu'un seul objectif : maintenir le statu quo politique et gagner du temps». Lors d'une visite de travail samedi dans la wilaya d'Alger, le Premier ministre, Abelmadjid Tebboune, avait indiqué que l'instruction relative à l'ouverture des canaux du dialogue et de concertation entre les composantes du tissu national «est fin prête et a été transmise il y a peu au président de la République». Selon lui, elle serait promulguée pour engager des contacts avec les parties concernées par le dialogue national «dès son approbation par le président de la République».
Le Premier ministre a expliqué que le gouvernement contactera les différentes parties représentées, en l'occurrence «les partis représentés à l'Assemblée populaire nationale (APN), au Conseil de la nation et le mouvement associatif». Il a annoncé qu'une conférence nationale sera organisée pour que toutes les parties invitées au dialogue social et politique puissent émettre leur avis sur la démarche sociale et économique de l'exécutif.
Abdelmadjid Tebboune avait affirmé, lors de la présentation du Plan d'action du gouvernement au Conseil de la nation que «les questions d'intérêt national doivent être l'objet d'un consensus national, et pour cela, le gouvernement entend ouvrir les canaux du dialogue et de la concertation avec toutes les composantes nationales, politiques, syndicales, académiques, et de la société civile». Pour le gouvernement, «un consensus national» facilitera l'exécution de son programme d'action.


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