Le cadre de vie a pris ces dernières années un sacré coup, en effet, la dégradation de l'espace urbain et des cités gagne de plus en plus, le cadre bâti livré à une clochardisation criante voire inquiétante qui n'a pas forcément pour origine le manque de civisme du citoyen, quand bien même ce dernier a une part de responsabilité indéniable dans cette atteinte à l'âme, même de la cité. Il y a lieu de souligner que la démission pure et simple de certains organismes chargé de la gestion des cités, et c'est le cas, en effet de la cité AADL de l'USTO, qui ne semble pas être épargnée par le triste sort qu'ont connu la plupart des cités, construites à Oran dans le cadre des autres dispositifs. Ces derniers, en effet, à charge de l'agence nationale pour le développement et l'amélioration du logement comme son nom l'indique si bien risquent aujourd'hui de subir le même sort que les HLM édifiés vers les années 1970 ou même 1980 qui affichent des signes avancés de vétusté. La non-gestion carrément de la cité AADL flagrante à telle enseigne que l'on se pose la question si la relation entre l'administration de cet organisme et le locataire ne s'arrête pas au règlement des quittances de loyer qui va pourtant jusqu'à prévoir des pénalités de 10% en cas de retard de paiement. Les gardiens des immeubles affirment pour la petite anecdote, qu'ils n'avaient reçu ni détergents ni lampes pour les paliers et les parties communes, ni serpillères et autres consommables depuis décembre dernier. Par ailleurs et dans la même optique, les femmes de ménages, les gardiens d'immeubles et tous le personnel affecté au niveau des cités sont appelés à suivre les voies de la débrouillardise, ou plutôt chômer en attendant que l'on daigne reconstituer les stocks. Pourtant à vrai dire, au moment où le locataire verse plus de 3000 DA par mois rien pour le volet des charges, il ne voit rien en contre partie au niveau de la cité et souvent, il est appelé à payer de sa poche des lampes des paliers et de procéder à la rechange de la lampe grillée pour éviter de rester dans le noir. La lutte contre la clochardisation passe aussi par l'entretien de toutes les parties des immeubles qui dépassent certainement le locataire jusqu'à preuve du contraire, c'est l'affaire de l'agence nationale pour le développement et l'amélioration du logement.