Messaouda a fait des dizaines de demandes de logements mais aucune n'a abouti, c'est avec les larmes aux yeux, qu'elle nous raconte son calvaire au quotidien. Mère de deux enfants handicapés, elle éprouve les pires difficultés à survivre, elle ne dispose que d'une maigre pension de 3000 dinars, qui ne suffit même pas pour les nourrir, elle est obligé de trimer et d'accepter n'importe quel boulot pour arrondir ses fins de mois. Le plus dure c'est de voir ses enfants monter et descendre les 5 étages de l'immeuble le belvédère, chaque jour. Il faut dépendre continuellement des autres et attendre que les gens aient pitié de vous. Certaines fois, son fils ainé, Mohamed, âgé de 21 ans, perd conscience vu qu'il est aussi malade, et de ce fait, il est ramené dans un état déplorable à la maison, il faut à chaque fois faire appel aux voisins pour le faire monter. Après le calvaire des escaliers de l'immeuble, il faut affronter le calvaire des escaliers de l'appartement car il faut y accéder par des escaliers qui descendent ! Ainsi sont faits les appartements des immeubles de la cité Belvédère. Chaque jour Messaouda attend la visite des responsables qui sont les seuls à pouvoir la délivrer d'un calvaire qui n'a que trop duré et lui offrir une vie plus décente car l'appartement en question est un héritage familial, et ses frères n'ont pas l'intention de le lui céder et ils le lui font savoir à chaque fois. Entre temps, les responsables concernés sont attendus au Bloc B, numéro 47 de la cité Belvédère.