Le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem s'est montré, dimanche dernier , peu loquace sur la crise qui couve depuis plusieurs semaines au sein de son parti. « On a dit tout ce qu'on avait à dire à leur égard », s'est-il contenté de commenter, en marge de la conférence sur le soutien extérieur à la guerre de libération, organisée par le FLN au Centre national des archives à Alger. « Leur cas sera traité par la commission de discipline», a-t-il ajouté, sans toutefois entrer dans le détail. Dans le même sujet Ainsi des sources ont rapporté que le ministre de formation professionnelle El-Hadi Khaldi et l'ex-ministre Kara seront traduits devant la commission de discipline», Depuis quelques semaines, un groupe de ministres et de députés mène un mouvement de « rectification » contre le secrétaire général du FLN et le bureau politique. Les frondeurs dénoncent la corruption politique, l'éviction de plusieurs cadres régionaux et la violence exercée au cours d'élections de bureaux de section. Selon Aïssi Kassa, membre du comité central et responsable du secrétariat national chargé de l'information et de la communication, les contestataires ont porté atteinte aux statuts du parti. Mais, a-t-il précisé, « la commission de discipline est souveraine d'en juger et de prendre la décision requise à leur cas ». Ce groupe de redresseurs devrait être traduit devant la commission de discipline composée de quatre membres et présidée par Ouezan Amar. Les détracteurs de Belkhadem, selon M. Kassa, ont failli à la tâche que leur a confiée le parti. « Ils ont refusé d'accomplir leur mission de superviseurs du renouvellement des instances de base du parti ». De ce fait, poursuit ce responsable, « le renouvellement de quelques Kasmas et Mouhafadhas accuse un grand retard ».