Les portes du dialogue "restent ouvertes" devant les médecins résidents en grève illimitée depuis deux semaines, a déclaré, dimanche à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès. Le ministre qui s'adressait aux journalistes, à l'issue d'une rencontre avec les représentants syndicaux des paramédicaux, des sages-femmes et des biologistes au sein de l'UGTA, a tenu à rappeler que son département avait "pris en charge toutes les doléances des résidents, sauf la suppression du service civil, qui n'est pas du ressort du ministre de la Santé ni de celui du ministre l'Enseignement supérieur", a-t-il répété. M. Ould Abbès a ainsi appelé une fois encore les médecins résidents à "la raison et à la sagesse" et à "ne pas prendre le malade en otage", les invitant à reprendre le dialogue, tout en assurant que le ministère était toujours disposé à travailler pour trouver une issue concertée à cette situation. Le ministre a déclaré mercredi dernier que les trois commissions mises en place pour examiner les revendications des médecins résidents "poursuivront leur travail" malgré les obstacles actuels. Interrogé sur le retrait des médecins résidents de ces commissions, il a répondu: "Au ministère, on continuera de travailler au sein de ces commissions et les absents ont toujours tort. Tout se discute et se négocie, mais sans préalable". Il a estimé que les délégués qui se sont retirés des commissions devaient "assumer leurs responsabilités". Le porte-parole du collectif des médecins résidents, le Dr Amine Benhabib, avait, de son coté, justifié le retrait des médecins résidents, par le "rejet" de leur principale revendication, à savoir la suppression du service civil obligatoire. Les médecins-résidents avaient entamé le 28 mars dernier une grève d'une durée "indéterminée". Outre l'abrogation des lois et décrets relatifs au service civil, ils revendiquent notamment la révision du statut actuel du résident, la réévaluation de leur rémunération mensuelle et la révision de la prime de garde à hauteur de 4.000 DA au lieu de 690 DA actuellement.