L'Algérien Taoufik Makhloufi, médaillé d'or du 1500m des Jeux olympiques 2012 de Londres, a révélé vendredi à Alger que le championnat du monde d'athlétisme prévu à Moscou (10-18 août 2013), constituait son "principal objectif" pour l'année prochaine. "Je compte, à présent, me concentrer principalement sur les mondiaux 2013 de Moscou et faire de ce rendez-vous mon principal objectif pour l'année prochaine", a déclaré Makhloufi à l'APS, en marge de la première édition de "I Run Algiers", une course de 5 km disputée dans les rues de la capitale et coïncidant avec la 4e édition de la journée "Alger sans voitures". L'enfant de Souk Ahras, a précisé qu'il n'a pas encore entamé la "préparation spécifique" pour cette compétition, et qui va réellement débuter en novembre prochain en Ethiopie, où il va effectuer un stage d'un moi et demi. Ensuite, il rejoindra "probablement" les Etats-Unis, le Kenya ou même le Mexique pour se préparer, avant d'atterrir en suède pour un stage d'acclimatation. "Avant les Mondiaux-2013, je vais me préparer en Europe et précisément à Belfast (Irlande du Nord)", a ajouté le champion d'Afrique du 800m, assurant qu'il participera à d'autres compétitions au 800 ou au 1500m, en 2013 "pour gagner et pourquoi pas battre des records". D'autre part, Makhloufi a démenti les informations relatives à ses intentions de séparer de son entraîneur actuel, le Somalien Adam Jama. "Je ne changerai pas d'entraîneur. C'est illogique de se séparer d'un coach avec lequel j'ai remporté le titre olympique", a dit Makhloufi, affirmant qu'il n'écartait pas l'éventualité de bénéficier de l'expérience de l'ancien champion olympique Noureddine Morceli. "Ca m'honore de travailler aussi avec Morceli qui m'a prodigué des conseils avec Nouria Benida Merrah, mais l'avenir en décidera", a conclu Makhloufi. Cordialement invité à cet événement, le public était le grand absent des Jca. Une absence qui constitue aujourd'hui un autre talon d'Achille pour le cinéma algérien qui ne peut plus se faire valoir par manque d'arguments. Ahmed Bedjaoui, critique de cinéma, justifiait le succès et la qualité de "L'opium et le bâton" d' Ahmed Rachedi par ses deux million d'entrées, "chose impossible aujourd'hui". Néanmoins ce genre de manifestations (Jca) peuvent créer un espace de rencontre et des affinités de collaboration. Cependant, la compétition nationale du court métrage, a connu une affluence record de participants et de cinéphiles lors de la projection, jeudi, de 11 courts métrages devant un jury international présidé par le réalisateur algérien Saïd Ould Khelifa. Entre fictions et documentaires, les oeuvres les plus marquantes, selon le public et les observateurs, restent "J'ai habité l'absence deux fois" documentaire de Driffa Mzenner, réalisé dans le cadre des journées du documentaire de Bejaia, et "Avancer l'arrière" de Karim Sayad. Dans la catégorie fiction, trois oeuvres ont, à des degrés différents, séduit le public : "Mollement un samedi matin" de Sofia Djema, "Le hublot" de Anis Djaad et produit par "les films de la source" et l'Aarc ainsi que le tout fraîchement primé au festival du film d'Abu Dhabi "El Djazira" (L'île) d'Amine Sidi Boumediene qui a séduit pas sa qualité esthétique. Ouvertes depuis le 14 octobre à la salle de la cinémathèque la troisième édition des journées cinématographiques d'Alger prendront fin vendredi soir avec la remise des prix du court métrage et du scénario.