La nouvelle constitution ‘‘a cassé un tabou'‘ en consacrant la parité économique entre les hommes et les femmes, ce qui contribuera à une meilleure insertion de la femme dans la vie économique et consolidera son droit d'accès au postes de responsabilité, a estimé mardi à Alger, la vice-présidente du Forum des chefs d'entreprise, Nacera Haddad. ‘‘La révision de la constitution était un événement déterminant dans la promotion des droits des femmes. On se battait pour le code de la famille, mais le président de la République est allé plus loin en consacrant la parité économique qui était un tabou auparavant'‘, a-t-elle indiqué à l'APS, en marge d'une table ronde sur ‘‘la parité économique pour le développement locale et durable'‘, organisée par le FCE à l'occasion de la Journée mondiale de la femme. Dans son article 31, la nouvelle constitution stipule que ‘‘l'Etat œuvre à promouvoir la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l'emploi'‘, et énonce : ‘‘l'Etat encourage la promotion de la femme aux responsabilités dans les instituions et administrations publiques, ainsi qu'au niveau des entreprises. Cette rencontre s'est déroulée en présence du président du FCE Ali Haddad, avec la participation de femmes chefs d'entreprise, des parlementaires, des universitaires et représentantes de la société civile. Mme Haddad a expliqué que désormais ‘‘toutes les associations de femmes peuvent se revendiquer de la constitution pour exiger la mise en place de mécanismes, de référentiels et d'indicateurs pour analyser et suivre l'insertion des femmes et leur promotion aux postes de responsabilité'‘. Elle a assuré, par ailleurs, que le FCE s'engage à développer et promouvoir l'entrepreneuriat en général, mais ‘‘surtout celui des femmes et des jeunes, car ce sont deux composantes fondamentales et majoritaires de la société algérienne'‘. Pour sa part, Nemiri Fadila, chef d'entreprise, a indiqué qu'à travers la nouvelle constitution, la femme algérienne a entamé ‘‘une nouvelle ère'‘ lui permettant de dépasser le stade de réclamer une ‘‘visibilité'' dans la vie économique du pays à celui de ‘‘revendiquer son droit d'accès aux postes de responsabilité''. Dans son intervention lors des débats, l'ex-ministre déléguée chargée de la famille et de la condition féminine, Nouara Saâdia Djaâfar, s'est également félicitée des dispositions de la nouvelle constitution qui renforceront le droit de l'insertion de la femme dans le monde du travail, surtout que 63% des nouveaux diplômés universitaires sont des femmes, selon elle. Elle a, par la suite, regretté que seulement 14% des chefs d'entreprise et 12 % des bénéficiaires des projets de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ), sont des femmes, en précisant que le taux des femmes dans le marché de travail ne dépasse pas les 20%. Les droits de la femme rurale ont également été soulevés par des intervenantes qui ont appelé à promouvoir et renforcer les droits de la femme rurale qualifiée de ‘‘levier déterminant'‘, car elle participe à la croissance économique et à la sécurité alimentaire du pays.