A l'occasion de la Journée internationale de la femme, le Forum des chefs d'entreprise (FCE) a organisé, hier à Alger, une rencontre sous le thème «Parité entre les hommes et les femmes dans le domaine économique». Lors de cette rencontre qui a réuni des femmes chefs d'entreprise, des députés, des sénatrices et différentes représentantes de la société civile, un accent a été mis sur les évolutions enregistrées en Algérie, mais aussi sur les insuffisances et le long combat que devront poursuivre les femmes pour arracher de nouveaux droits. «Le chemin est certes encore long pour que la femme retrouve la place qu'il lui sied dans la société mais il faut reconnaître aussi que la cause féminine a enregistré des avancées majeures et les mentalités commencent à changer», a relevé Ali Haddad dans son intervention. Il a souligné dans ce sens que la révision de la Constitution a consolidé la promotion de la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l'emploi. Le forum œuvre pour la promotion de la femme dans la sphère économique. Une commission femmes chefs d'entreprise a été créée et s'inscrit dans la logique que prône l'organisation patronale. Ali Haddad a noté, au passage, que «les femmes entrepreneurs militent aux côtés de leurs collègues hommes pour l'émergence d'une économie diversifiée». Haddad n'a pas omis d'évoquer la femme rurale qui «mérite également que son rôle économique et social soit reconnu». Cependant, il regrette les dures conditions dans lesquelles évoluent ces femmes pour lesquelles «il faut que tout soit fait pour valoriser leur travail». A propos de l'implication de la femme dans la vie politique, le président du FCE a dit être de ceux qui ont la conviction que «l'évolution des femmes dans la société, au-delà d'une politique des quotas et des lois les privilégiant, s'est surtout faite aussi grâce à leurs compétences et leur engagement sans faille en faveur d'une société juste et prospère». L'ancien ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Nouara Djaafar, a mis en avant le retard accusé en termes d'évolution de la femme dans le domaine du travail puisqu'elle ne représente que 17% du marché de l'emploi. L'Algérie ne compte que 12% de femmes chefs d'entreprise en 2013, a-t-elle déploré, ajoutant que 1,5% décrochent des postes de responsabilité.