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Centenaire de la disparition de Si Moh U Mhand
Le barde du désastre et de l'errance
Publié dans El Watan le 02 - 01 - 2005

Commémorant le centenaire de la mort du poète Si Mohand u Mhand, survenue le 28 décembre 1905 dans un hospice des sœurs à Aïn El Hammam (ex-Michelet), une conférence-débat a été organisée, ce lundi, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, par l'association culturelle qui porte le nom de l'aède.
Cette rencontre, animée par Abdenour Abdeslam (chercheur en culture berbère), Hacène Hirèche (enseignant en économie-France) et M. Zeghoud (poète), a été l'occasion de revisiter les vers déclamés par Si Moh au gré de son errance et de sa déshérence, cinquante ans durant (la deuxième moitié du XIXe siècle). De ce poète, « exilé et en détresse dès sa tendre enfance » et « dont l'œuvre monumentale est insaisissable » transmise par l'atavique oralité, nous garderons la sensation de l'écorchure et du mal-être, dira en substance Abdenour Abdeslam. L'océan en furie perpétuelle du chantre, né en 1845 au village Ichariouène aux Ath Irathen, n'a eu de cesse de rejeter à la face du monde et de la postérité une écume versifiée aux relents tragiques, de révolte et de résignation. Car avant tout, « il était le poète spontané de son temps et de son histoire et de son peuple », engagé « dans un va-et-vient entre le profane et le sacré pour sublimer la souffrance terrestre et porter à nu l'objet de ses rimes ». La révolte dont était continuellement saisi, Si Moh, par la perte de la « bien-aimée » (Temout tâazizt ur n'emzir !) et les meurtrissures d'une condition sociale cruelle et affligeante, rendait une poésie de complainte mais chargée d'une « résonance émotionnelle », explique M. Hireche qui « improvisa » son analyse sur un corpus élémentaire (la mort de la bien-aimée). Selon M. Zighoud, Si Mohand u Mhand fut animé d'un élan universaliste. Paraphrasant Victor Hugo à propos de l'art, l'orateur indique : « Lorsque Dieu met en l'homme la passion, la société l'action et la nature la rêverie, l'art naît et prend forme ». Il souligne plus loin, à propos du talent de l'aède, ravi, au début du siècle dernier, par la tuberculose, qu'« à la rencontre du drame et de l'art fuse le génie ». « Le grand poète qu'est Si Moh est le fruit du désastre humain, psychologique, économique et social ayant régné, alors, en Kabylie sous le joug colonial », dira M. Hirèche, qui souligne sa fonction et son rôle « d'intervention sociale » en présentant une lecture et une interprétation factuelles du monde. Cet hommage est l'entame de nombreuses activités commémoratives en l'honneur de la légende Si Moh qui ont eu lieu du 27 au 29 du mois en cours. Outre une exposition et des représentations théâtrales, un pèlerinage se fera à Asqif n'Tmana près de Aïn El Hammam où repose l'aède après un détour prévu à sa maison sise à Ichariouène (Tizi Rached).

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