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Quelle place pour l'Algérie ?
Publié dans El Watan le 16 - 11 - 2008

L'Union européenne et dix-neuf pays les plus développés de la planète se sont réunis hier à Washington pour décider de l'avenir de l'économie mondiale et de la thérapie à apporter à la crise financière et à la récession économique qui a commencé déjà à produire des effets dévastateurs.
Parmi les pays conviés à cette négociation qui vise, ni plus ni moins, la refondation de la finance internationale, il n'est pas un hasard qu'on retrouve la présence en puissance de deux économies émergentes, celles du Brésil et de l'Argentine. Le Brésil est la dixième économie mondiale avec un PIB de 1313 milliards de dollars en 2007 ; l'Argentine, quant à elle, fait valoir durant la même année un PIB de 254 milliards de dollars, soit 6600 dollars par habitant. Il y a dix ans, lorsque ces deux pays d'Amérique latine étaient en totale récession et croulaient sous le poids d'une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars, nul ne pouvait parier sur une telle issue, c'est-à-dire une sortie spectaculaire du bourbier de la crise. Ils l'ont fait pourtant. Chacun à sa manière, avec des sacrifices sûrement, mais le résultat est là : dans un système international qui n'intègre que les puissances économiques, ils ont fini par avoir voix au chapitre. Dans le club très fermé des grands de ce monde, on n'entre pas en frappant à la porte. On n'y accède que par la puissance de sa machine économique. Où est la place de l'Algérie dans ce concert des nations qui président aux destinées du monde ? Nulle part. Pourtant, ce ne sont pas les atouts qui manquent. L'Algérie aurait pu, à la faveur de sa manne financière engrangée grâce à la flambée historique des prix du pétrole, placer son économie parmi les économies émergentes, du moins en l'émancipant de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.
Notre machine de production est en panne ; elle éprouve toutes les peines à démarrer. Nos exportations hors hydrocarbures éprouvent du mal à franchir la barre du milliard de dollars. Insuffisant, tout cela, pour tirer certains esprits de leur torpeur. Mieux, beaucoup tentent de transformer l'échec économique, le retard qu'accuse notre machine de production en stratégies bien pensées pour éviter les effets de la crise financière internationale. Quelle trouvaille que de mettre en avant cette espèce de stratégie de l'« échec préventif » sortie droit des laboratoires qui passent maîtres dans la programmation des retards économiques pour se préserver des crises ! Ce n'est pas ainsi, en tout cas, que l'on pourrait imposer la voix de l'Algérie dans le concert des nations. Ce n'est nullement aussi par l'agitation diplomatique que l'on pourrait le faire. Hormis le mécanisme du Nepad, un cadre dans lequel notre pays s'est fait l'avocat des pays pauvres d'Afrique, une action relevant beaucoup plus du prestige diplomatique, si on peut appeler cela ainsi, donc accessoire, sans répercussion aucune sur l'intérêt national, l'Algérie n'a pu – son rang économique ne l'y autorise pas – accéder aux places où se négocie l'avenir du monde. Elle ne peut, c'est peut-être exagéré, que subir les effets de ce que décident les autres. Pour revenir au redressement spectaculaire des économies de l'Argentine et du Brésil, certains l'expliquent aussi par les processus démocratiques enclenchés dans ces pays qui se sont difficilement extirpés des mains de deux dictatures les plus sanglantes de l'histoire de l'humanité. Autrement dit, c'est la capacité des nations à se construire une force économique et une crédibilité politique qui, finalement, définit leur place sur l'échiquier international.


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