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Samuele Porsia (Directeur de l'Institut italien pour le commerce extérieur)
« Nous étions optimistes, mais pour 2009 c'est l'incertitude »
Publié dans El Watan le 02 - 02 - 2009

Alors que les investisseurs français cherchent la « stabilité juridique » pour s'investir davantage dans le marché algérien, les Allemands, eux, estiment que la nouvelle loi sur la concession « pourrait constituer un frein dans la mesure où certains investissements, à l'image des PME allemandes, nécessitent de grands terrains pour s'installer ». Cette fois, c'est au tour des Italiens, menés par Samuele Porsia, directeur de l'Institut italien pour le commerce extérieur, d'émettre de vives inquiétudes au sujet des dernières mesures prises par le gouvernement sur les investissements. Ainsi, le cercle de mécontentement des investisseurs étrangers semble s'élargir de plus en plus, alors que des investisseurs nationaux s'arrachent les cheveux dans l'anonymat de crainte de répression. La politique du gouvernement sur les investissements est plus que jamais remise en cause.
Beaucoup d'investisseurs étrangers, à l'instar des Français et des Allemands, ont exprimé de vives inquiétudes ces derniers jours quant aux nouvelles dispositions prises par le gouvernement algérien. Qu'en est-il des investisseurs italiens ?
Nous avons comme impression qu'il y a une espèce de repli sur soi-même et/ou un retour à la dimension nationaliste. Il est vrai que dans certains pays, le partenariat avec des entreprises locales est laissé au choix des investisseurs étrangers, mais ce modèle de travail semble remis en cause en Algérie de manière subite. Nous restons perplexes et attentifs, car nous ne sommes pas encore préparés à l'obligation de prendre un partenaire local. Nous le faisions auparavant, mais sans la moindre obligation et ce partenariat était laissé au choix et aux négociations des partenaires étrangers et algériens. Cela dit, nous ne savons pas encore sur quoi ces nouvelles mesures vont déboucher. Nous avons une plate-forme de quelque 150 entreprises italiennes représentées en Algérie et nous sommes en train de faire auprès d'elles une sorte d'enquête pour recueillir leurs avis au sujet des dernières mesures prises par le gouvernement algérien.
Vous voulez dire plus précisément que les dernières mesures prises par les pouvoirs publics sont de nature à freiner les investissements ?
Nos investisseurs avaient déjà rencontré des problèmes dans le passé, mais d'une autre nature. Pour les privatisations, à titre d'exemple, nous négocions pour certains marchés, mais les conciliabules traînent encore lamentablement. Maintenant s'agissant du partenariat, nous sommes en train d'informer les Italiens sur ces nouvelles dispositions. Les choses sont moins claires aussi pour ce qui est des investissements directs étrangers. Nous attendons que le ciel se dégage quelque peu. Il y a plusieurs intervenants qui font que les choses ne se passent pas facilement. Pour cela également, nous sommes en train de sonder la réaction du patronat privé italien. A mon avis, ce n'est pas trop sérieux d'imposer aujourd'hui un partenaire à un investisseur qui existe sur le marché algérien depuis une vingtaine d'années. Après quoi, les sociétés d'importation, à titre indicatif, disposent d'un délai fixé au 30 septembre 2009 pour se conformer aux nouvelles dispositions. Personnellement, je ne m'attendais pas à ces mesures, même si, faut-il l'avouer, j'avais entendu des bruits selon lesquels les choses allaient se durcir.
Les choses semblent se compliquer pour plusieurs autres investisseurs étrangers. Les Français et les Allemands ont émis récemment les mêmes réserves...
L'Italie est à la fois le deuxième fournisseur et le deuxième client de l'Algérie. Nous avons pu réaliser des échanges à hauteur de 4 milliards de dollars. Cette hausse spectaculaire des échanges et des exportations de l'Italie vers l'Algérie s'est traduite par l'implantation de plusieurs filiales et succursales de sociétés italiennes en Algérie. Toutefois, pour l'année 2009, c'est l'incertitude, c'est le flou.
Le gouvernement a opté récemment pour l'adhésion de l'Algérie à la Zone arabe de libre-échange (ZALE), une décision qui a provoqué les foudres du patronat algérien. Comment les choses se présentent-elles pour les investisseurs étrangers ?
Nous sommes dans l'obligation de suivre de près cette adhésion et nous attendons son impact sur les produits en provenance des pays de l'Union européenne. Nous allons aussi découvrir la réaction du consommateur pendant les premiers mois par rapport à cette nouvelle donne. Sans nul doute, la quote-part des Européens en termes d'exportations vers l'Algérie va baisser. Personnellement, je connais bien des importateurs qui ont d'ores et déjà décidé de changer de cap car il est plus profitable d'importer de Tunisie avec des droits de douanes à 0% que de s'aventurer vers d'autres horizons. Nous attendons aussi de voir le flux des produits de provenance des Emirats arabes unis (EAU) et la réaction des consommateurs. J'ai toujours été optimiste par rapport à l'évolution des affaires en Algérie, mais cette année, je vous confirme que je reste attentif.
Pourtant, les Italiens étaient engagés dans plusieurs projets en Algérie...
Nous avions beaucoup de négociations dans le cadre du processus de privatisation enclenché par le gouvernement. Il faut dire que la volonté de s'implanter en Algérie existe toujours, mais nous attendons l'application des dernières mesures prises pour voir. Les sociétés italiennes ne viennent pas en Algérie pour spéculer sur le foncier. Cession ou concession, cela ne nous dérange aucunement, il faudra seulement faciliter l'accès aux terrains et aménager les zones industrielles. La question du partenariat doit être aussi laissée aux choix et aux négociations des partenaires. A mon avis, c'est beaucoup plus une question de stratégie qu'autre chose. Même les petites PME qui font de l'importation depuis l'Italie sont déjà préoccupées. Je vous cite l'exemple d'un investisseur italien qui voulait racheter une usine de marbre dans la région oranaise et qui a dû se rétracter quelque peu pour cette raison de partenariat obligatoire. Mais il est tout de même intéressé par une participation minimale d'un partenaire local. Ceci pour vous dire que les choses ne sont pas claires.


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