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Le MALG et Boumediène
Publié dans El Watan le 03 - 01 - 2008


Je ne peux m'empêcher cependant de donner mon appréciation sur la forme et le contenu de cet article, contestables tous deux à plus d'un titre et dont tout lecteur sensé aura remarqué l'extrême indigence quant à l'argumentaire développé. Je ne parle pas de l'image qu'il essaie de donner de feu le président Houari Boumediène sauf à dire qu'il ne lui rend pas un grand service. D'autres que lui, y compris des étrangers tels Paul Balta et Jean Daniel qui ont bien connu l'homme, ont longuement parlé de lui sans verser dans la confusion et l'incohérence. La confusion lorsque l'auteur s'emmêle les pinceaux pour définir les différents concepts de légitimité historique, légitimité révolutionnaire, légitimité démocratique pour trouver laquelle peut lui être appliquée. L'incohérence vient du fait que l'auteur a cherché désespérément à trouver un lien entre l'homme et son action, entre son action et l'environnement politique et social, entre l'époque où il était président et celle où il assumait des responsabilités dans la hiérarchie des dirigeants de la lutte de libération. A ce propos, pour mieux grandir Boumediène, dont la dimension suffit largement à elle-même, il n'hésite pas à noircir l'image de ses pairs avec une cible particulière : Abdelhafidh Boussouf. Avec beaucoup de désinvolture, il présente celui-ci comme un monstrueux criminel auteur de génocides dans la wilaya qu'il dirigeait. En tant que président de l'Association des anciens du MALG je le mets au défi de me citer les noms des victimes présumées de Abdelhafidh Boussouf. Les «crimes» de la Wilaya V ne lui suffisant pas, il accuse Boussouf d'avoir donné, aux services français, l'itinéraire de Amirouche et Si El Haoues, puis celui de Si M'hamed et de Si Salah. Pourquoi aurait-il fait cela et comment, il ne le dit pas. Je laisse Talleyrand lui répondre lui qui disait que «tout ce qui est excessif est insignifiant». Il est regrettable qu'un universitaire qui se pare de l'attribut d'historien manque à ce point de la qualité essentielle d'un historien, à savoir la probité morale et l'objectivité. Mais il n'y a rien d'étonnant à cela lorsqu'on le voit avouer qu'il rend un hommage appuyé à Gilbert Meynier dont l'ouvrage Histoire intérieure du FLN est «conçu et rédigé sur la base de documents d'archives irrécusables rassemblés avec une patience de bénédiction» (sic). Voilà donc les sources de notre historien, l'histoire de l'Algérie vue à travers le prisme des archives militaires françaises comme si les propos et écrits, largement disponibles, de nombreux acteurs de premier plan ayant occupé les plus hautes responsabilités durant la guerre de Libération n'étaient pas suffisamment crédibles. Que Monsieur Ali Mebroukine sache enfin que Abdelhafidh Boussouf a, contrairement à d'autres, un bilan achevé qui se passe de commentaire. Il a créé et développé le service des transmissions qui a permis la formation de plus de 800 opérateurs en 6 ans. Il a créé et animé la Radio Saout El Djazaïr qui diffusait la voix du FLN. Il a créé l'Ecole des cadres de I'ALN où ont été formés des dizaines de jeunes au service de la lutte. Il a créé un service de renseignements puissant et efficace qui plongeait ses racines au cœur du pouvoir français et qui alimentait en informations précieuses l'EMG, le GPRA et notre diplomatie à l'extérieur. En prenant le relais de l'armement et de la logistique, il a fourni dans les conditions les plus complexes mais les plus sûres des milliers de tonnes d'armement aux unités frontalières de I'ALN à l'Est et à l'Ouest, représentant 95% du budget du MALG. C'est à ces unités qu'incombait la mission de les faire pénétrer à l'intérieur, mission qui ne saurait être imputée au GPRA comme il le fait avec aplomb. Il a pris, à la dissolution du ministère des Armées en janvier 1960, le relais de la formation des cadres de l'ALN dans les académies spécialisées des pays frères et amis (Moyen-Orient, URSS, Chine), dans les domaines de l'aviation, de la marine, des commandos… Il a pris une part essentielle, par collaborateurs interposés, à la préparation et au suivi des négociations avec l'adversaire qui se sont soldées par le cessez-le-feu et l'indépendance. Enfin il a légué à l'Etat algérien naissant des centaines de cadres qui ont pris en charge les services essentiels et sensibles de l'Etat en matière de télécommunications, de sécurité, d'administration et de diplomatie. Qu'on en juge : 8 généraux, 65 colonels, 2 chefs du gouvernement, 21 ministres, 19 walis, 35 ambassadeurs entre autres qui figurent dans les statistiques de notre association, et ce, avant de se retirer de la vie politique avec une humilité et une modestie inégalées. Puissent ces précisions succinctes remettre de l'ordre dans les esprits.

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