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La privatisation aurait pu réussir par la Bourse d'Alger
Publié dans El Watan le 14 - 03 - 2011

En effet, la politique de privatisation menée jusque-là par les différents gouvernements, en Algérie, n'ont pas donné des résultats probants puisque seulement 400 entreprises publiques ont été privatisées sans suivi réel, sur les
1200 EPE (Entreprise publique économique).
Le choix de la privatisation, à travers le marché financier et la Bourse, aurait pu permettre au pays de réussir cette privatisation, à en croire les différents interlocuteurs dans ce dossier sur le marché financier, sa réforme et sur l'activité boursière. «La Bourse d'Alger a eu trois entreprises publiques à privatiser à hauteur de 20% : Saïdal, Aurassi et Eriad Sétif», a rappelé M. Ismaïl. Mais, puisque «le choix du gouvernement de continuer la privatisation en dehors de la Bourse à partir de 2003, la Bourse d'Alger aurait pu profiter d'un lot d'au moins 20 ou 30 entreprises à privatiser pour donner de la profondeur au marché financier et assurer son suivi. Ce problème aurait pu être réglé si la privatisation a été réalisée par le biais de la Bourse», a-t-il souhaité.
Car, «le marché financier permet de donner des ressources longues, car les crédits bancaires ne dépassent pas les 5 ans au maximum, au-delà cela devient risqué pour elle. Il encourage la performance et la soutient», a-t-il argumenté, en signalant qu'«il n'exclut pas le financement bancaire, puisque l'idéal serait un montage entre des deux».
Il faut dire que «le problème n'est pas seulement une question de ressources mais le véritable problème est l'ouverture à un partenariat technologique, commercial et financier et un problème de gouvernance de l'entreprise qui ne peut être amélioré que par l'activation des organes sociaux : assemblée générale et conseil d'administration avec des actionnaires qui regardent de près leurs sous». Aujourd'hui, «les entreprises algériennes publiques et privées sont agressées sur leur marché interne et n'ont pas de parts sur le marché extérieur. Elles sont soumises à une concurrence déloyale car les entreprises privées étrangères, présentes en Algérie, disposent de tous ces outils financiers et des avantages que cela offre.
Elles ont les moyens de se redéployer et de changer de produits dans l'année même», a-t-il déploré. Selon Mustapha Frefera, DG de la Société de gestion des valeurs de la Bourse d'Alger (SGVBA), il existe différents modes de financements à travers le marché boursier. Il s'agit de l'ouverture du capital, pour son augmentation ou la rétrocession des parts. Dans le premier cas, la société cherche à renforcer ses ressources propres et donc forcément les fondateurs acceptent de partager avec les nouveaux actionnaires notamment la plus-value et la richesse créée par l'entreprise. Donc, il va y avoir une dilution des dividendes distribuées et du pouvoir de contrôle de l'entreprise avec le droit de vote. Le cas de rétrocession est surtout plus utilisé dans l'option de privatisation. L'Etat de se désengager dans une entreprise au profit d'investisseur avec la prise de part dans le capital. M. Ferfera expliquera plus longuement les tenants et aboutissants du marché boursier dans l'entretien accordé dans ce dossier à El Watan économie.
L'épargne finance l'économie, un choix judicieux
Pour Liès Kerrar, expert financier et directeur d'Humilis Finance, «le marché financier c'est tout simplement ce qui permet d'utiliser l'épargne pour financer l'économie et notamment les entreprises». Il explique que «c'est tout un ensemble de mécanismes de marché et d'intermédiation qui permet d'atteindre cet objectif. Les banques ont leur rôle à jouer là-dedans. Elles récoltent les dépôts des particuliers, des entreprises et elles prêtent normalement aux entreprises». Par contre, «elles ne peuvent pas satisfaire tous les besoins de financement des entreprises. Elles n'ont pas ainsi pour rôle de financer en fonds propres les entreprises, alors que la croissance des entreprises en Algérie nécessite du financement par fonds propres. Ce financement par fonds propres s'effectue principalement par la bourse et/ou le capital-risque». Pour cet expert, «le rôle de la bourse est essentiel dans le financement de l'économie. Une économie qui veut se développée ne peut pas se priver d'un marché boursier». Il citera le cas de la Chine. «Dès le début de la transformation de l'économie chinoise au début des années 90, l'Etat chinois a commencé à introduire en Bourse de grandes entreprises publiques, sans pour autant compromettre ses intérêts nationaux ni la guidance stratégique de l'économie.
On en connaît les résultats. Aujourd'hui, c'est-à-dire 20 ans après, des entreprises chinoises rachètent des leaders occidentaux dans tous les secteurs de l'automobile à l'informatique». Autre exemple, la Russie et toutes les principales anciennes économies socialistes ont privatisé principalement par la bourse ou encore l'Iran, qui a 337 titres cotés en bourse avec 63 milliards de dollars de capitalisation boursière, a même élaboré un mécanisme qui distribue aux ménages les plus défavorisés des actions dans le cadre des privatisations. «C'est une façon de faire participer les plus démunis au gain en capital qui peuvent découler des privatisations. Et même la Palestine a une bourse où 40 titres sont cotés», a rappelé M. Kerrar.
La Cosob, le gendarme du marché boursier
Dans ces opérations boursières, la Commission d'Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse est l'«autorité des marchés». Elle est l'équivalent de la SEC aux Etats-Unis ou de l'AMF en France. Lorsqu'une entreprise doit faire un appel public à l'épargne, elle fait appel à un Conseil financier qui l'assiste, et elle doit notamment préparer une notice d'information et un prospectus qu'elle soumet à la Cosob pour visa. La Cosob a pour rôle de vérifier si toutes les exigences légales sont respectées, et s'assurer que «les informations fournies par la notice d'information paraissent véridiques et suffisantes pour que l'investisseur potentiel puisse fonder sa décision», précise cet expert.
Toutefois, elle n'a pas pour rôle de porter un jugement sur la qualité du titre ou de sa valorisation. Elle s'assure que toutes les informations nécessaires pour porter un jugement sur la valeur et le risque sont bien publiées. Ensuite, c'est à l'épargnant, avec éventuellement les conseils de son conseiller en placement, de prendre sa décision d'acheter et à quel prix. Dans le cadre de la réforme du marché financier initié par le gouvernement et coordonné par la Cosob, un débat national sur le marché financier est annoncé pour le semestre en cours. Ce processus est «peut-être nécessaire pour mettre en branle la dynamique de mouvement», selon M. Kerrar. Dans le monde de 2000 à 2010, il y a eu une modernisation des systèmes de négociation, de compensation, de règlement et livraison qui sont intégrés dans une
plateforme au service des professionnels, où toutes les opérations se font grâce à l'informatique, signale le président de la Cosob.


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