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Abdelghani Hamel rattrapé par ses déclarations sur l'affaire des 701 kg de cocaïne
Convoqué par le tribunal militaire
Publié dans El Watan le 15 - 04 - 2019

L'ex-patron de la police, le général-major Abdelghani Hamel, serait entendu aujourd'hui par le parquet du tribunal militaire de Blida, sur l'affaire des 701 kg de cocaïne, qui avait suscité, en juin 2018, son limogeage. Jeudi dernier, il avait quitté la villa de la Sûreté nationale, à la suite d'une mise en demeure reçue quatre jours auparavant. Son démenti sur sa convocation et sa détention d'informations sur le dossier de cocaïne laissent perplexe.
Le nom de l'ex-patron de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, est revenu en ce début de semaine sur la place publique. Après avoir été sommé de quitter au plus tard jeudi dernier, la villa de la Sûreté nationale qu'il occupe depuis sa nomination en juillet 2010, il devrait répondre aujourd'hui à une convocation du tribunal militaire de Blida pour être entendu sur l'affaire des 701 kg de cocaïne, notamment sur les propos qu'il a tenus à ce sujet, en date du 26 juin 2018.
Dans une déclaration écrite transmise à un site électronique d'information, TSA en l'occurrence, Hamel a nié «toute convocation par le tribunal militaire», et aussi toute «détention de dossier lié à l'affaire», en précisant avoir quitté «volontairement» la villa de la Sûreté nationale «en date du 2 avril, après la démission du président Bouteflika» et que «ni moi ni mon entourage immédiat ne sommes concernés par cette affaire. Mon éducation et ma culture ne me permettent pas d'avoir des liens avec ce genre d'affaires. Mon ex-chauffeur doit répondre de ses actes devant la justice.»
Des propos qui laissent perplexe. Tout le monde se rappelle de cette déclaration de Abdelghani Hamel sur les chaînes de télévision, en ce 26 juin 2018, un mois après la découverte des 701 kg de cocaïne, dissimulés dans une cargaison de viande importée du Brésil par Kamel Chikhi (actuellement en détention).
Se sentant visé par l'arrestation de son chauffeur personnel et les informations sur le port sec de son fils, vers où Kamel Chikhi transférait sa marchandise, Abdelghani Hamel avait commencé par nier le fait que le chauffeur arrêté soit son chauffeur personnel. «C'est un chauffeur du parc automobile», avait-il souligné avant d'accuser, quelques jours après, les gendarmes et leurs premiers responsables d'avoir commis de «graves dépassements» durant l'enquête préliminaire.
D'une voix colérique, il avait précisé : «Celui qui veut lutter contre la corruption, doit être lui-même propre.» Mieux encore. Sur les chaînes de télévision, Abdelghani Hamel avait clairement déclaré : «Malgré le fait que la Sûreté nationale soit écartée de cette enquête, nous transmettrons tous les dossiers sur cette affaire à notre disposition, car notre confiance en la justice est inébranlable (…).
Personne ne peut empêcher l'institution de continuer à faire son travail, et surtout pas avec ces manœuvres.» Des propos qui suscitèrent, quelques heures plus tard, son limogeage. Un mois plus tard, les avocats de Kamel Chikhi demandent au juge de la 9e chambre du pôle pénal de Sidi M'hamed, près la cour d'Alger d'auditionner le désormais ex-patron de la police, mais en vain.
Fort de ses appuis à la Présidence, Abdelghani Hamel garde ses privilèges et ne quitte pas la villa de la Sûreté nationale attenante au service social, situé à Hydra, sur les hauteurs d'Alger, dont les travaux de rénovation qu'il avait entrepris à l'intérieur auraient coûté près de 170 millions de centimes. Toutes les mises en demeure qui lui sont adressées par son successeur, Mustapha Lahbiri, sont restées sans écho.
Durant cette période, Lahbiri va opérer un large mouvement dans les rangs de la police, alors que des décisions de mise de fin de fonction et de mise à la retraite touchent de nombreux cadres, qui se comptaient parmi les proches de son prédécesseur. Pour beaucoup, il s'agit d'une opération de «déhamilisation», qui a valu à Lahbiri de se faire taper sur les doigts par la Présidence. En octobre, les comptes des enfants de Hamel sont mis sous la loupe de la justice, et certains sont carrément bloqués.
Il y a deux semaines et alors que des mesures d'interdiction de sortie du territoire national sont prises contre plusieurs personnalités, Hamid Goussem, le patron des frontières au niveau de la police, est relevé de son poste. Il avait été démis de ses fonctions, en septembre dernier, par l'ex-directeur général de la police, Mustapha Lahbiri, avant qu'il ne soit réinstallé 24 heures après par le ministre de l'Intérieur, Noureddine Bedoui, sur injonction de la Présidence.
Lundi dernier, Abdelghani Hamel reçoit une mise en demeure pour quitter au plus tard le jeudi 11 avril 2019 la villa de la Sûreté nationale. L'ordre ne serait pas venu du directeur général actuel, Abdelkader Bouhedba (qui réside dans une cité de police), mais d'une autre autorité.
Est-ce du ministère de la Défense nationale dont il dépend toujours, ou du ministère de l'Intérieur, tutelle de la Sûreté nationale ? Nous n'en savons rien. Mais, il est important de relever que cette mesure intervient au moment où le tribunal militaire de Blida l'a convoqué pour être entendu sur ses déclarations du 26 juin dernier liées à l'affaire de cocaïne.
Pourquoi cette audition n'a-t-elle pas été faite par le juge de la 9e chambre du pôle pénal de Sidi M'hamed, chargé du dossier de la cocaïne, surtout qu'une demande dans ce sens a été déposée sur son bureau en juillet dernier par les avocats de Kamel Chikhi ? Peut-on croire que le juge civil ne peut entendre Hamel en raison de son statut de militaire ?
Ces questions restent posées, mais il est difficile de ne pas faire le lien entre la fin de règne de la famille Bouteflika et les décisions du vice-ministre de la Défense, seul ordonnateur (selon le code militaire) de la convocation (ou de la poursuite) d'un officier supérieur du rang de général-major, faisant état de l'ouverture des dossiers de corruption, en citant au passage les affaires de la cocaïne, Khalifa et Sonatrach.


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