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Leïla Benmlih. Styliste marocaine : « Le marché de la haute couture est florissant au Maroc »
Publié dans El Watan le 15 - 05 - 2010

Rencontrée lors de l'oriental fashion week de Paris, qui s'est déroulé du 10 au 17 avril dernier, la styliste marocaine, Laila Benmlih, a présenté une collection de caftans taillés dans le plus grand raffinement, alliant tradition et modernité. Elle est détentrice d'une maison de couture baptisée « Sherazade » à Casablanca. Dans cet entretien, Leïla revient sur son riche parcours et sur ses projets.
Vous cumulez une expérience de plus de 24 ans dans la haute couture ?
Il est vrai que je suis dans la haute couture depuis 24 ans. J'ai basculé, pour ainsi dire, dans la couture involontairement. Cette passion pour la couture remonte à l'adolesence. J'ai toujours été scolarisée dans des écoles de sœurs qui dispensaient des cours de couture. Même pendant les vacances d'été, on s'attelait à faire de la couture. J'ai toujours été manuelle. Par la suite, j'ai travaillé la décoration pendant une dizaine d'années. J'ai fondé avec ma sœur la maison de couture Sherazade à Casablanca. Demeurée seule à la tête de mon atelier, par la suite, je me suis spécialisée dans le caftan. Ma première source d'inspiration est la beauté de la matière, l'éclat de la couleur, la tactilité d'une étoffe et le motif d'une dentelle.
Vous vous êtes spécialisée dans le caftan traditionnel aux formes plus ajustées, échappant au patron initial ?
Ma spécialité est le caftan traditionnel marocain. Ce dernier peut évoluer dans le bon sens tout en gardant son authenticité et son cachet. Il ya des critères à respecter dans le caftan. Il a beaucoup évolué avec le temps au niveau des matières nobles et nouvelles. J'ai essayé de moderniser le côté de la découpe pour valoriser le corps de la femme. La découpe structurée est très importante dans toute création. Cette fois-ci, j'ai travaillé sur une nouvelle matière qui est la résine sur laquelle je rebrode. Je suis la seule qui fait cela au Maroc. Le caftan marocain a-t-il une similitude avec le caftan algérien ? Bien sûr qu'il y a des similitudes. Les deux costumes se ressemblent et se rapprochent. Ils sont cousins (rires).
Votre clientèle est aussi bien importante au Maroc qu'à l'étranger ?
Tout à fait, la demande est aussi importante au Maroc qu'à l'étranger. Nous recevons beaucoup de clientes étrangères. Nous travaillons avec la hight society marocaine. Je pense que la satisfaction d'un créateur est de voir que ces tenues plaisent au public. Mon souci premier est de voir ma clientèle satisfaite. Les prix restent à la portée du potentiel demandeur.Quand les prix des tissus nobles sont élevés, le prix de revient d'un caftan grimpe automatiquement. Nous aussi, nous avons des frais en passant par le circuit des importations.
Quel est votre appréciation sur le marché de la haute couture au Maroc ?
Je dirais en toute modestie que le marché de la haute couture au Maroc est florissant. Nous pouvons parler d'une industrie de la mode. Avant tout, je dois préciser qu'il est impératif de différencier les choses. Dans la haute couture, nous ne faisons pas dans la série mais dans le modèle unique. Les commandes qui arrivent au fur et à mesure sont très importantes. D'où cette expansion du marché de la mode.
Comment expliquez-vous le fait que vous n'enregistrez que trois défilés à votre actif, alors que vous avez capitalisez 24 ans d'expérience ?
Bien que mon premier défilé de mode remonte à 1998 avec Femmes du Maroc en 1998, j'ai toujours travaillé en retrait des défilés. C‘est, pour ainsi dire un choix voulu. Mieux encore, c'est la première fois que je défile à l'étranger, en l'occurence à Paris. Ce premier oriental fashion week est une bonne initiative pour tous les stylistes participants. C'est toujours le rêve de tout styliste de pouvoir défiler à Paris.C'est une initiative qui peut prendre énormément d'essor et d'intérêt dans les années à venir..
Des projets en perspective ?
Mon but est de poursuivre mon petit bout de chemin. Je voudrais faire d'autres escales dans d'autres pays et participer à des défilés de mode afin de montrer le meilleur de moi-même.


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