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Tiraillements autour des portefeuilles ministériels
Formation du nouveau gouvernement tunisien
Publié dans El Watan le 11 - 02 - 2020

Les tractations se poursuivent concernant la formation du gouvernement d'Elyes Fakhfakh. Tous les partis sont concernés par les portefeuilles,
à part Qalb Tounes, intéressé juste par le programme, et le Parti destourien libre, qui choisit l'opposition.
Les Tunisiens attendent, depuis plus de quatre mois, le gouvernement issu des législatives du 6 octobre dernier. Habib Jemli a échoué dans l'obtention de la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), après deux mois de concertations. Elyes Fakhfakh dispose de 30 jours, qui finissent, dans 8 jours, soit le 19 février. Les tractations battent leur plein autour de l'équipe gouvernementale.
Fakhfakh a dit, lors de sa désignation par le président Saied, que son cabinet serait restreint, en précisant, ultérieurement, que l'équipe comprendrait 26 ministres et, probablement, un seul secrétaire d'Etat pour les Affaires étrangères. La formation serait donc amputée des secrétaires d'Etat, comparativement à celle de Habib Jemli, forte de 42 éléments. Toutefois, il n'y a pas que la structure qui compte. Elyes Fakhfakh a demandé aux partis concertés de lui fournir des noms, de politiciens et d'experts, pour les portefeuilles ministériels.
Répartition
Le gouvernement serait un mélange de dirigeants partisans et d'experts, prévus notamment pour les ministères techniques. Les ministères des Affaires étrangères et de la Défense seraient attribués d'un commun accord entre la présidence de la République et le gouvernement. L'idée d'attribuer les ministères de la Justice et de l'Intérieur, à des compétences indépendantes, divise la classe politique. Si l'idée est approuvée par Ennahdha et Tahya Tounes, elle est refusée par Ettayar qui veut s'adjuger le ministère de la Justice pour lutter contre la corruption.
Par ailleurs, cela n'a pas été facile d'arriver à un tel stade avancé, dans la formation du gouvernement Fakhfakh, après l'exclusion, par ce dernier, de Qalb Tounes et du Parti destourien libre, qui n'avaient pas soutenu le président Saied, lors du 2e tour de la présidentielle. Un bras de fer a été enclenché entre Fakhfakh et Ennahdha sur la nécessité de concertations avec Qalb Tounes, le parti qui est arrivé 2e aux législatives, Fakhfakh a fini par se résigner à inviter Nabil Karoui, vendredi dernier, à des concertations individuelles, aux termes desquelles Karoui a dit que son parti n'était intéressé que par le programme du prochain gouvernement, pas par les portefeuilles.
Mais, il n'y a pas que Karoui sur l'échiquier. Chaque parti a ses exigences et a présenté des noms potentiels pour gérer certains portefeuilles. Et les problèmes ont déjà commencé à ce stade. Ainsi, le bloc Al Karama, formé par les insoumis d'Ennahdha, a proposé l'un de ses députés, Yosri Dali, au poste de ministre de l'Intérieur ; proposition refusée par Elyes Fakhfakh, faisant planer le doute sur le vote des 17 députés de ce bloc. Et le mécontentement ne concerne pas uniquement ce bloc.
Le courant ne passe pas
Le courant ne passe pas du tout entre Ettayar de Mohamed Abbou et les islamistes d'Ennahdha. Fort des 41 députés du bloc démocratique, formé avec le mouvement Echaab, Ettayar veut imposer ses choix de lutte contre la corruption au gouvernement, auquel il compte participer. Ettayar avait dit, dès le début des concertations, lancées par le président Saied, sur la personnalité du chef du gouvernement, qu'il ne refuserait pas Elyes Fakhfakh.
Il n'y a donc pas de rejet de la personne du chef de gouvernement nominé. Toutefois, Ettayar avait demandé que lui soit octroyé, entre autres, le poste de ministre de la Justice, pour contribuer à l'épuration du secteur judiciaire. Or, les islamistes d'Ennahdha ont peur de laisser ce poste à quelqu'un qui veut ouvrir tous les dossiers. Tout le monde sait qu'Ennahdha a des dossiers judiciaires «suspects» concernant les assassinats politiques et les campagnes d'embrigadement des jeunes Tunisiens, partis en Syrie. Les islamistes ne veulent pas lâcher le ministère public à quelqu'un qui peut leur faire du tort.
Conscient du désir d'Ennahdha de le chasser du prochain gouvernement, le conseil national d'Ettayar, réuni avant-hier, a exhorté le bureau politique et le secrétaire général du parti à poursuivre les concertations autour de la formation du futur gouvernement.
Le président du bloc parlementaire d'Ettayar, Ghazi Chaouachi, a insisté à ce que les concertations avec Fakhfakh soient menées de manière à assurer au parti des portefeuilles ministériels, lui permettant de mettre en œuvre son programme axé sur l'application de la loi, la lutte contre la corruption et l'instauration des réformes nécessaires.
Chaouachi a néanmoins rappelé que son parti s'oppose à la neutralité des ministères régaliens et réclame le portefeuille de la Justice. Les tractations se poursuivent donc. Mais le gouvernement Fakhfakh passera normalement.


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