Le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, a affirmé, dans son intervention hier à l'Assemblée populaire nationale au nom du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qu'il n'y avait aucun projet de transfert de la capitale pour le moment, précisant que «la wilaya d'Alger demeurera la capitale». A une question orale de deux volets sur l'éventuelle création d'une autre capitale pour désengorger socialement et économiquement Alger et les solutions proposées pour soulager la capitale de la pression du trafic routier, M. Khedri a indiqué que le Parlement, avec ses deux chambres, a adopté dernièrement le plan national d'aménagement du territoire «qui ne comporte aucune mention ou choix d'un nouveau lieu pour la capitale du pays qui demeurera pour le moment la wilaya d'Alger». Répondant au deuxième volet de la question, M. Khedri a souligné que ces difficultés dans la capitale «ne datent pas d'aujourd'hui mais existent depuis l'indépendance du fait de la grande pression démographique, le nombre d'habitants ayant décuplé en 50 ans, ce qui a nécessité la réalisation de nombreuses infrastructures qui ne répondent cependant pas toujours aux normes internationales». S'agissant des mesures initiées par le gouvernement en matière de gestion du trafic routier, le ministre a précisé que le parc automobile a doublé durant la dernière décennie avec une augmentation annuelle moyenne de 8%, portant à 1 405 472 le nombre de véhicules en 2009. Il a estimé que le flux de véhicules à travers les principales artères de la capitale dans les heures de grande affluence de la matinée à 29 890 unités. M. Khedri a imputé cette densité quotidienne dans les zones urbaines et sub-urbaines de la capitale à l'usage excessif des voitures particulières, en raison du manque de moyens de transport en commun dans ces régions. Le réseau des bus de transport urbain évalués à 3454, ceux de transport des étudiants au nombre de 1389 et des camions de transport de marchandises, constituent, a-t-il dit, «un facteur essentiel de l'encombrement des voies de la capitale». La prise en charge de cette situation a nécessité l'élaboration d'un programme de développement global sur l'organisation de la circulation des personnes et des biens à Alger, incluant tous les moyens de transport.