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Des apicultrices à l'orée des maquis Reportage : les autres articles
Publié dans El Watan le 02 - 01 - 2011


C'est l'une des fiertés d'Afak : d'avoir contribué à monter une coopérative apicole pour femmes. En vérité, l'idée est de l'association Tharwa Fadhma N'soumer. «Le contexte de l'époque était celui du séisme de Boumerdès, dont on connaît les graves répercussions. Nous nous étions mobilisés pour lever des fonds en faveur des sinistrés et c'est ainsi que nous avons obtenu une aide de 15 000 d'euros débloquée par le Conseil général des Côtes-d'Armor, en Bretagne», témoigne Yasmina Chouaki. «Mais cette aide venait un peu en retard. Alors, j'ai contacté Afak pour imaginer une initiative ensemble, et c'est ainsi qu'est venue l'idée de monter ce projet, la région étant connue pour sa forte tradition apicole.» Et Raïhana, une des bénéficiaires de ce projet, de faire remarquer : «Ici, en général, les femmes se destinent à la cuisine et la coiffure. L'apiculture est considérée comme un métier d'hommes. Alors, au tout début, les gens nous regardaient bizarrement.» Le projet sera mis sur pied en 2006. Un premier groupe de femmes, une dizaine, se lance hardiment dans cette entreprise. «Nous avons d'abord assuré à ce groupe une formation à l'institut d'apiculture des Issers», dit Rabah Merchichi. Après cette formation, nos apicultrices ont eu droit au matériel nécessaire pour démarrer leur activité. «Mais le problème principal qui se posait était les champs où nous devions installer nos ruches. C'était un véritable défi», se souvient Raïhana. «Les unes versaient une partie de leur production à des paysans. D'autres prenaient de gros risques en squattant des fermes isolées. Certaines allaient dans des zones qui n'offraient aucune sécurité. C'était dangereux. Moi, j'ai eu de la chance : mes ruches étaient hébergées par un ami de mon père.» Malgré les difficultés, la production était au rendez-vous : «Dès la première année, l'opération a été un succès. Personnellement, j'ai récolté quelque 100 kg de miel pur que nous vendions entre 2500 et 3000 DA le kilo», se félicite Raïhana. Un deuxième groupe d'apicultrices emboîtera le pas au premier : «Il y avait cinq femmes et un homme qui allaient eux aussi se joindre à l'aventure», dit Rabah. Malheureusement, cette belle entreprise ne sera pas exempte de quelques désagréments. «Nos apicultrices ont buté sur de véritable résistances de la part de la société. Certaines ont vu leurs ruches saccagées et leur matériel détruit», glisse Rabah. «Mais les plus tenaces ont pu rebondir ailleurs. Elles ont repris leur activité dans d'autres régions, où elles sont plus en sécurité. Elles n'ont pas lâché leur nouveau métier», se réjouit-il. Yasmina se dit éblouie par le courage et la pugnacité de ces femmes dont l'apiculture a carrément changé leur vie. «Cela nous a permis d'avoir à la fois une autonomie financière et morale», résume Raïhana. L'entreprise a connu une évolution telle, que l'association a pu obtenir des concessions forestières pour ses apicultrices dans le cadre du dispositif d'aide aux jeunes. «Le hic, c'est que ces concessions sont situées en plein maquis, dans des zones très risquées sur le plan sécuritaire, et où il est impossible de travailler, alors que des mafieux du foncier ont obtenu des terrains largement plus sécurisés», regrette Rabah Merchichi. «D'ailleurs, on ne s'aventure pas dans la campagne environnante», confie-t-il. Raïhana enchaîne : «J'ai bénéficié d'une concession de 2 ha, mais impossible à exploiter. Des individus indélicats ont détruit mes ruches, du coup, j'ai provisoirement arrêté. En ce moment, je monte un projet d'optométrie avec l'aide de l'Ansej, mais je reviendrai à l'apiculture. C'est quelque chose qui me passionne. J'ai peut-être perdu quelques ruches, mais j'ai gagné un métier !»

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