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« Je suis un self-made-man »
Diafat Dida (acteur)
Publié dans El Watan le 01 - 12 - 2005

Diafat Dida, champion du monde de boxe thaïe et kick boxing, est aussi acteur, scénariste, auteur et coproducteur. Interview coup-de-poing !
C'est le retour de l'enfant prodigue en Algérie...
C'est le retour aux sources. Ce matin, je me suis rendu au cimetière pour méditer sur la tombe de mon père. J'ai retrouvé ma famille, cela m'a fait vraiment plaisir. Je me sens bien ici.
C'est la première fois que vous retournez au pays depuis votre naissance à Bab El Oued...
Oui. C'est comme si j'étais sonné par l'émotion en descendant de l'avion. Je pensais bizarrement à mon départ d'Algérie. Un flash-back de ma prime enfance. Je voulais rassembler le bébé quittant le sol natal et celui de l'adulte de retour. Quand j'ai quitté l'Algérie, j'avais à peine trois mois.
Pourquoi toute cette longue absence ?
Il y a eu un déchirement de famille. J'ai vécu en France puis aux Etats-Unis.
Vous revenez avec, sous le bras, un film, Chok Dee, en tant qu'acteur...
J'ai eu l'opportunité de frapper à la porte de ma famille avec mon film.
Vous incarnez la success story depuis « l'enfer des banlieues »...
Je suis un garçon très positif dans la vie. Même quand les choses ne vont pas, je fais en sorte qu'elles aillent. Inchallah, ça ira mieux demain. J'avais découvert la boxe. J'ai voulu tout de suite devenir champion du monde. Des signes comme cela ! J'avais perdu mon premier combat de boxe thaïe en France. Après, je suis parti en Thaïlande. C'était dur ! Parce que là-bas, les boxeurs commencent très jeunes. Et moi, j'ai commencé très tard, à 18 ans.
Dans Chok Dee, un film autobiographique, vous retracez ce rejet, cet ostracisme, une souffrance, une frustration, ce mépris en Thaïlande. Un immense handicap...
C'est une leçon pour nous tous. Aujourd'hui, quand on est Maghrébin, c'est compliqué dans le monde entier. Ce sont des combats qu'on mène personnellement. En France, aux Etats-Unis...Quand je suis arrivé aux USA, on m'a présenté beaucoup plus comme Algérien. Dans un article du New York Post, on présentait Diafat Dida comme natif d'Algérie, à Bab El Oued, quartier difficile. Il a fallu que j''assume mon lieu de naissance, fièrement, et que justifie des choses. Je me sens algérien. Les journalistes avaient des clichés sur l'Algérie. J'ai expliqué qu'aussi bien à Bab El Oued ou dans le Bronx ou Brooklyn à New York, il y avait des problèmes. Donc il ne fallait pas faire une généralité. C'est bizarre ! Je parlais d'une quartier et d'une ville que je ne connaissais pas. Après les photos, j'ai retrouvé et découvert Bab El Oued hier, avec émotion.
Avec ces événements ayant secoué les banlieues françaises, récemment, Dida incarne un bel exemple de réussite d'intégration...
Dans ma vie, j'ai été mon propre détonateur dans tout ce qui m'est arrivé. On m'a jamais téléphoné pour me proposer quoi que ce soit. J'ai été à l'avant et au-devant des choses. Que ce soit ma carrière sportive, le cinéma ou les affaires. Je suis à l'initiative de tout. Je rencontre des jeunes en France, aux Etats-Unis ou en Chine, qui n'arrivent pas à comprendre le fait que je devienne champion du monde de boxe thaïe et de kick boxing, auteur d'un livre, coproducteur, coscénariste et interprète principal. Je ne suis pas qu'acteur dans le film. L'initiative de Chok Dee, c'est moi qui l'ai impulsée. Je suis un self-made-man ! J'ai été élevé par ma grand-mère qui faisait des ménages. Et je ne connaissais personne. Aussi, j'ai un devoir d'image par rapport à tous les frères et sœurs algériens, maghrébins... Une vraie responsabilité devant le monde avec nos défauts et autres qualités. A la télévision française, on me demande à chaque fois quelle était ma préférence : la France ou l'Algérie ? Et j'ai répondu une fois et on ne m'a jamais plus reposé cette question. Je leur ai expliqué que j'ai deux garçons que j'aime. Et que je ne pouvais pas dire si j'aimais l'un plus que l'autre. Et l'Algérie et la France, c'est la même chose. Mes racines sont en Algérie. Ce qui se passe en banlieue, c'est que les gens sont “parqués” dans des barres-HLM et tours depuis trente ans. C'est vrai que ce sont des choix qui sont en majorité politiques. Il n'y a que les politiques qui peuvent changer les choses. Je l'ai dit en France : aller incendier des voitures, cela ne sert à rien. Mais aujourd'hui, c'est très dur d'être jeune en France. Pas d'emploi... Cependant, la vie est belle. Il faut résister.
Les téléspectateurs algériens vous ont découvert sur Canal+...
(Sourire). Oui. J'étais le seul boxeur au monde à avoir un contrat avec une chaîne de télévision. En l'occurrence Canal+.
Dans Chok Dee, Dida crève l'écran...
Avant le tournage du film, je suis parti au New York Film Academy pour un stage de six mois. J'y avais pris des cours d'acteur en présence de mon metteur en scène Xavier Durringer avec lequel j'ai beaucoup travaillé. C'est un grand directeur d'acteurs. Ainsi que ma productrice Vera Belmont qui est aussi réalisatrice.
Vous avez porté le film tel un homme-orchestre...
Exactement ! Pendant quatre ans, j'ai beaucoup investi dans ce projet. J'étais sur d'emmener le film à bout. Donc, me préparer en tant qu'athlète et acteur. Et puis rencontrer Bernard Giraudeau.
Les combats dans Chok Dee, on dirait qu'ils sont vrais...
Oui, on a voulu garder une vraie énergie des combats. La seule chose qui peut tromper, c'est l'énergie qu'on met dans un coup. Il n'y avait pas de coupe. On partait sur 15 ou 20 secondes. J'ai eu les côtes cassées, le pied arraché. J'ai été évacué à l'hôpital. parce que je n'avais pas de doublure. C'était la volonté de faire quelque chose de concret et de fort.
Un projet, un vœu...
Je voudrais offrir ma ceinture de champion de kick boxing au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, auquel je souhaite un prompt rétablissement inchallah. Et incarner le rôle d'un centurion de l'Emir Abdelkader.


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