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Le monde d'Abou Simbel
Fronton
Publié dans El Watan le 04 - 02 - 2012

En 1960, l'Egypte de Nasser construisait sur le Nil le haut barrage d'Asssouan, un ouvrage si pharaonique par l'envergure qu'il menaçait un héritage unique des Pharaons : le temple d'Abou Simbel. Des archéologues, des architectes et des ingénieurs imaginent alors un plan pour démonter ce monument incrusté dans la roche et le déplacer hors des eaux. Du jamais vu. Une idée aussi folle qu'audacieuse servie par le savoir et le savoir-faire. Mais il faut 80 millions de dollars pour la mettre en œuvre. L'appel de l'Unesco est entendu et la communauté internationale se mobilise pour sauver de l'inondation cette œuvre gigantesque, extraordinaire de beauté et d'ingéniosité, ainsi que d'autres temples nubiens. Cinquante pays – toutes confessions, idéologies et conflits mis de côté – apporteront à cette belle entreprise la moitié de la somme. C'est la première fois, dans l'histoire de l'humanité, qu'elle se mobilise de la sorte au service d'un patrimoine.
Dans l'Antiquité, on avait désigné les Sept Merveilles du monde. Mais cette belle idée se contentait de les lister en les limitant à un nombre magique. Avec l'opération Abou Simbel, un nouveau concept voit le jour, celui de patrimoine mondial. Ainsi, commence-t-on à admettre et à croire que si un bien archéologique ou naturel appartient au pays qui l'abrite, il est également l'héritage de tous les Terriens. Symboliquement, cet événement préfigurera la période dite de détente dans la Guerre Froide qui oppose alors l'URSS et les USA.
Dans les années suivantes, des opérations similaires voient le jour (Venise en Italie, Mohenjo-Daro au Pakistan, Borobudur en Indonésie…) et inspirent la Convention du patrimoine mondial adoptée en 1972 par 188 pays, sans ceux qui, comme l'Algérie, continuaient à subir la colonisation. Et, lundi dernier, pour le quarantième anniversaire de cet événement, l'Unesco a décrété 2012, Année de la Convention.
Dans un monde miné par la crise économique, traversé d'archaïsmes, d'injustices, d'inégalités, de troubles et de violences, on peut se demander en quoi de telles actions peuvent avoir de sens et de portée. On peut encore clamer que les véritables enjeux du monde se jouent sur les tableaux électroniques des Bourses ou dans les conseils d'administration des multinationales. On peut enfin se moquer de ses promoteurs et même les prendre pour de pauvres idéalistes, de gentils hurluberlus ou des ringards d'arrière-garde. Mais l'on peut aussi se dire que si le monde en est arrivé là, c'est de ne pas avoir assez écouté ces originaux qui nous rappellent – évidence criarde – que l'avenir ne peut avoir de présent si l'on se moque du passé. A bien des égards, le monde actuel ressemble au temple d'Abou Simbel des années soixante. A la différence qu'on n'écoute plus les porteurs de savoir, de passion et de rêve.


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