On enregistre, chaque année, 5 000 cas d'intoxication alimentaire collective avec des décès, à travers tout le territoire national, sans compter des cas isolés d'intoxication individuelle. Longtemps négligée ou peu connue de la part du consommateur « la sécurité alimentaire », commence à prendre forme avec l'apparition d'associations de protection du consommateur. Avec des moyens de bord, ces associations tentent, tant bien que mal, à inculquer la notion de protection du consommateur pour ensuite faire face aux irrégularités du marché en général. Partant de là, l'Association de Protection et de Conseil du Consommateur d'Oran compte organiser, le 15 mars 2006, un congrès national sous le thème : « sécurité alimentaire en Algérie : réalités et perspectives », et ce, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du 1er congrès national des associations de protection des consommateurs, organisé l'an dernier à Laghouat sous le thème : « rôle des associations de protection des consommateurs dans le cadre de l'association de l'Algérie avec l'UE ». L'objectif étant de proposer de nouveaux mécanismes de protection du consommateur, à savoir le principe de précaution et l'usage de la télévision et de la radio comme moyens essentiels de communication. Une responsabilité partagée « Ce congrès devrait également formaliser des procédures efficaces afin de fluidifier la communication entre les parties intéressées ». Il faut savoir qu'avec l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l'UE et en perspective de l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, le principe de protection du consommateur devient incontournable. Et de là, les deux questions suivantes se posent d'elles mêmes : quelle maîtrise pour la sécurité sanitaire des aliments en Algérie ? Et, est-ce que les outils existants sont efficaces pour donner la confiance et permettre au consommateur d'être à l'abri de toutes sortes de danger, qu'il soit physique, chimique ou biologique ? Par ailleurs, il est évident que la sécurité alimentaire est une responsabilité partagée entre les parties intéressées, alors que les rôles actuels sont limités ainsi, aux pouvoirs publics qui n'interviennent qu'en cas de crise, aux producteurs et aux consommateurs. Les producteurs sont en principe soumis à la réglementation, notamment la loi 89.02 relative à la protection du consommateur qui leur impose un autocontrôle. Les consommateurs ont également une part de responsabilité en matière de sécurité et doivent être vigilants.