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La Tunisie retient son souffle
Evolution sanglante de la transition politique en Egypte
Publié dans El Watan le 09 - 07 - 2013

Les incidents d'Egypte sont survenus alors que l'Assemblée nationale constituante (ANC) en Tunisie devait commencer à débattre du projet de Constitution, article par article, en séance plénière.
Tunis.
De notre correspondant

La Tunisie se retrouve ainsi condamnée à finaliser sa Constitution en trouvant les consensus nécessaires afin de réussir sa transition démocratique et éviter le chaos. La classe politique parviendra-t-elle toutefois à tirer les leçons de ce qui se passe en Egypte ?
La position des islamistes d'Ennahdha a par ailleurs évolué depuis la destitution de Morsi par l'armée, survenue le mardi 2 juillet.
Leur leader, Rached Ghannouchi, a par ailleurs multiplié les interventions médiatiques pour essayer d'éloigner l'onde de choc populaire de la Tunisie. Il a d'abord insisté sur les différences entre la Tunisie et l'Egypte et sur les concessions faites par le mouvement Ennahdha dans l'exercice du pouvoir et la rédaction de la Constitution. C'était dans ses interviews accordées à Al Chark Awsat et Le Monde de mercredi 3 et jeudi 4 juillet. Le leader d'Ennahdha avait commencé par reconnaître implicitement des erreurs dans la gouvernance des Frères musulmans en Egypte avant qu'il ne change de registre, samedi à l'aube, quand il a appelé le peuple égyptien à la résistance. «Le sort du Printemps arabe est entre vos mains», leur a-t-il lancé.
Et si le leader d'Ennahdha a senti le besoin d'appeler les Egyptiens à rester dans les rues jusqu'au retour de Mohamed Morsi au pouvoir, c'est que Ghannouchi est convaincu que, sans ce retour, la Tunisie est menacée d'une onde de choc dévastatrice. Rached Ghannouchi a pleinement compris l'impact dangereux de la stabilisation de la situation en Egypte après la destitution de Morsi, si on l'associe aux échecs constatés en Syrie, au flottement en Libye et au départ de l'émir du Qatar. Les islamistes d'Ennahdha seront seuls dans l'arène et, au mieux, ils seront appelés à faire des concessions sans fin par rapport à leurs desseins initiaux. C'est cette lecture qui a été derrière la montée des multiples voix d'Ennahdha et de ses alliés dans la troïka gouvernante en Tunisie pour défendre la légalité. «Morsi va reconquérir son pouvoir, comme Chavez au Venezuela», a insisté Ghannouchi. «Ce qui se passe en Egypte pourrait engendrer une anarchie inextricable, ou une guerre civile. Nous sommes de tout cœur avec l'Egypte, mais nous ne voulons pas que la Tunisie se retrouve dans la même situation», a indiqué Mouldi Riahi, président du groupe parlementaire d'Ettakatol, allié d'Ennahdha au sein de la troïka gouvernante. Même son de cloche du côté du CPR. Son secrétaire général, Imed Daïmi, considère que «l'armée est une ligne rouge». Depuis hier, ils montent tous au créneau en accusant l'opposition de soutien aux militaires qui font des carnages contre la population désarmée.
L'opposition aux aguets
Face à la position affichée par Ennahdha et ses alliés au pouvoir – pouvoir acquis grâce aux élections du 23 octobre 2011 –, l'opposition voit dans le renversement de Morsi «un retour de la légitimité au peuple égyptien qui a retiré sa confiance à son président élu», comme l'ont indiqué les communiqués de Nidaa Tounes, le parti de Béji Caïd Essebsi et celui du Front populaire de Hamma Hammami. Nidaa Tounes a appelé à «la dissolution du gouvernement et la formation d'un cabinet de salut national composé de compétences nationales après les consultations d'usage au sein de la classe politique». Il a également revendiqué «la préparation d'une feuille de route claire pour le déroulement des élections ; la formation d'une commission technique pour procéder aux rectificatifs nécessaires au projet de la Constitution». Par ailleurs, Nidaa Tounes a appelé à discuter avec les jeunes de Tamarod, dont les slogans «traduisent l'impatience du peuple de voir se réaliser les objectifs de sa révolution».
La Tunisie retient donc son souffle en observant l'évolution du processus en Egypte. Pour Mohamed Bennour, le porte-parole de Tamarod, «la classe politique a raté le coche un certain 6 février au soir de l'assassinat de Chokri Belaïd. Elle n'a pas suivi l'appel de Béji Caïd Essebsi à marcher sur le pouvoir pour corriger le parcours. L'histoire et le peuple égyptien nous offrent une nouvelle chance qu'il ne faut pas rater». Les pétitions de Tamarod sont déjà à plus de 200 000 signataires, selon leurs sources. Donc, chaque clan politique en Tunisie croise les doigts pour l'Egypte. Mais pas dans le même sens.


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