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Le dévouement des équipes médicales des urgences de Mazouna et Oued Rhiou
Hommage
Publié dans El Watan le 08 - 06 - 2014

Oui, on peut être correctement pris en charge, en urgence, en Algérie, dans une petite ville de province.
C'est tellement surprenant et cela contraste tellement avec ce que le malade et son entourage subissent habituellement dans les établissements publics de santé de la capitale, que cela mérite cet hommage. Ce vendredi 2 mai, profitant du week-end prolongé, nous étions un groupe d'Algéroises en voyage organisé dans la région de Relizane. En fin de matinée, pendant la visite d'un vieux village et alors qu'elle prenait en photo des gamins jouant sur les branches d'un haut mûrier de la place, l'une de nous a présenté tous les signes d'une crise allergique, évoluant rapidement vers un état de détresse respiratoire avec suffocation, toux, catarrhe oculo-nasal, tachycardie, vomissements...
Notre compagne, qui n'arrivait plus à parler, subissait sa crise avec un sang-froid impressionnant ! Chacune de ses amies y alla de son conseil, en vain, les choses ne s'arrangeaient pas, au contraire, même après recours à la ventoline. La nécessité vitale d'un traitement spécifique en urgence s'est imposée. Nous étions deux médecins dans le groupe, désarmées, impuissantes et tout à fait conscientes de la gravité de la situation. Nous avons gardé pour nous notre appréhension sur le sort qui menaçait notre compagne, sous un soleil de plomb, dans ce coin isolé, un vendredi de long week-end. Mais le miracle, ça existe, au service des urgences de Mazouna où notre guide nous conduisit dans son véhicule.
La malade n'arrivait plus à parler. Il était 13 heures. L'accueil fut immédiat, l'agent à la réception, dès qu'il fut mis au courant de la situation, alla quérir le médecin qui arriva immédiatement. Sa consultation rapide et complète fut suivie de la prescription et de l'administration du traitement d'urgence, la malade confortablement installée dans une chambre calme et sur un lit en parfait état. L'appareil à oxygène marchait, le nébulisateur aussi. Après un repos de deux heures, au cours duquel le médecin de garde ou l'infirmier venaient régulièrement s'enquérir de l'évolution, la malade a été soulagée. Un dernier examen de notre amie fut pratiqué, une ordonnance et une ampoule de corticoïde avec seringue jetable lui furent remises, à titre de précaution au cas où la pharmacie de garde n'aurait pas le médicament.
Pour compléter notre hommage, nous devons souligner plusieurs constatations qui nous ont particulièrement frappées :
- C'était un vendredi, à l'heure de «salat el djoumouâa», pourtant démontrant par là leur conscience professionnelle et la priorité absolue qu'ils accordaient au malade, aucun soignant n'a abandonné son poste, comme c'est devenu malheureusement la règle presque partout ailleurs dans notre pays.
- La tenue soignée des deux médecins de garde et des infirmiers : blouse blanche immaculée, bien repassée, ou marinière verte d'une propreté irréprochable et bien repassée aussi. Aucun n'était chaussé des habituelles et repoussantes «claquettes» (tongs).
- Le confort, l'état de propreté et l'hygiène des locaux, salle d'attente, bureau, chambres de malade, literie, sanitaires.
- Enfin le calme du service, l'absence de fumée de tabac et de gobelets de café vides épars, comme c'est devenu la banalité dans maints services de la capitale.
Les admirables personnes qui ont si bien accueilli et pris en charge notre compagne souffrante au service des urgences de Mazouna sont : les docteurs H. Belabassi, H. Benmhamed Aïssa, A. Katrouci, M. Lkhal.
Les infirmiers : A Sebbar, A. Bekheira, T. Hathat, A. Benaïssa.
Le chauffeur : B. Benaraïbi.
Dans la soirée, à Oued Rhiou, où nous étions logées, au moment du dîner, la malade du matin qui avait retrouvé toute sa verve a ressenti un début de suffocation et des nausées provoquées par les fumées et odeurs alimentaires de la salle du restaurant. Redoutant une aggravation dans la nuit, nous avons préféré la reconduire sans tarder aux urgences. C'est l'un des gestionnaires du restaurant, n'écoutant que son cœur, qui a fait le taxi jusqu'au service des urgences de la ville et qui est revenu nous chercher plus tard. Et là, heureuse surprise ! C'est la même qualité de l'accueil que le matin à Mazouna, la même rapidité des soins, les mêmes compétences et bienveillance du médecin assisté d'un personnel efficace et affable, le tout dans le calme et les meilleures conditions : propreté et hygiène tant de la tenue des soignants que des locaux, disponibilité du matériel et des médicaments.
Bravo à l'équipe des urgences de Mazouna et à celle d'Oued Rhiou dont nous regrettons de ne pas pouvoir citer les noms ! Elles ont été parfaitement dignes de leur noble fonction ! Elles méritent le respect… et nos excuses de médecins «algéroises», victimes de nos préjugés… Préjugés résultant, hélas, de notre longue expérience des carences, pénuries, pénibles attentes dans l'inconfort, et dysfonctionnements chroniques vécus dans des établissements de santé publique de la capitale. Nous nous disions avec angoisse : si c'est la galère à Alger, qu'est-ce que ça va être dans ce «patelin» reculé ? Allah yestar ! Et en fait, nous nous trompions !
Merci aux équipes d'urgence de Mazouna et d'Oued Rhiou, merci à toutes les personnes qui nous ont témoigné gentillesse et solidarité au cours de notre séjour dans leur région ! Notre compagne, qui a tant souffert en cette fin de matinée du vendredi matin 2 mai, va beaucoup mieux grâce à eux. Il y a certainement d'autres équipes médicales qui se dévouent sans compter, avec responsabilité, à travers la vaste et chère Algérie. Nous leur destinons également cet hommage. Nous souhaitons que les exemples de Mazouna et Oued Rhiou soient reproduits à travers toute l'Algérie. Que le «miracle» devienne l'ordinaire...


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