L'ancien arbitre international, Abderrahmane Bergui, actuellement président de l'association Ouled El Houma, a animé un point de presse, hier au siège de son association, au cours duquel il a évoqué la situation de l'arbitrage et ses conséquences sur le niveau du championnat national. Le conférencier insiste sur le fait que «le corps arbitral se trouve actuellement otage entre les mains de certains membres de la commission d'arbitrage». Il a déclaré en préambule : «En tant qu'ancien arbitre international, il est de mon devoir de défendre les valeurs saines de l'arbitrage. Certes, ce n'est pas à moi de parler des désignations, mais il faut avouer que le cops arbitral est l'otage de certains membres.» «Le football est devenu un enjeu financier considérable, c'est pour cela que la CFA est convoitée par des gens malintentionnés. Pour la réhabilitation de notre football et la revalorisation de nos arbitres, il faudrait que la FAF désigne des gens intègres, expérimentés, animés d'une grande volonté, et surtout qui maîtrisent les lois de l'arbitrage et ses rouages», a-t-il ajouté. Car, pour Bergui, il est inconcevable d'organiser des assises sur l'arbitrage et de dépenser des sommes colossales avec les gens qui ont participé à l'échec. Pour l'ancien arbitre international, qui a eu l'honneur de diriger la Commission d'arbitrage au début des années 1990, «il y a de bons arbitres, jeunes, mais ils agissent sous influence», d'où les conséquences sur le niveau de l'arbitrage en Algérie. Il affirme que la situation est beaucoup plus grave dans les divisions inférieures. Pour le conférencier, il faut tout revoir, à commencer par la formation des arbitres, le système de désignation, les critères de promotion… «On doit surtout apprendre aux arbitres les valeurs saines de l'arbitrage.» Bergui, qui écarte toute possibilité de revenir à la tête de la CFA, se dit prêt à contribuer avec un groupe de personnes honnêtes et compétentes à la réhabilitation de la corporation, à condition que la CFA soit gérée par un technicien issu de la famille des arbitres. Il annoncera en outre qu'il va «saisir officiellement le président de la FAF sur la situation». Bergui estime également que la situation de l'arbitrage n'a pas changé depuis que le football était au stade de l'amateurisme. En somme, selon Bergui, l'arbitrage algérien doit être géré par une commission autonome, loin de toute influence, mais aussi être en adéquation avec les changements qui s'opèrent dans le monde et le professionnalisme introduit dans le football national.