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Oran. Bruno Etienne au centre de recherche d'anthropologie
« Il faut restaurer la maison de l'Emir Abdelkader... »
Publié dans El Watan le 12 - 11 - 2006

Le spécialiste français, retraité de l'Institut d'études politique d'Aix-en-Provence, qui a séjourné dans cette même maison et médité dans la même mosquée que fréquentait l'Emir Abdelkader dans la capitale syrienne, a d'ailleurs été choisi pour prononcer le discours d'inauguration d'une place qui sera baptisée, à Paris, du nom de celui qui a résisté à l'armée coloniale mais qui est connu aussi et surtout pour avoir posé les jalons de ce qui devrait être le dialogue entre les cultures (et pas de choc entre les civilisations).
S'appuyant justement sur des archives dont celles qu'il détient lui-même, il retracera le parcours de ce personnage historique en développant les étapes où celui-ci devait être confronté à des bouleversements majeurs, dont la déchéance de l'empire ottoman avant de développer un discours qui reste encore aujourd'hui d'une grande actualité. « L'Emir Abdelkader était allé plus loin que Ibn Arabi, le grand maître soufi, parce que le premier est confronté à une réalité plus complexe que l'audience limitée qu'avait le second », devait-il indiquer. Propre au XIXe siècle, la correspondance par lettres a permis à l'historien, qui en a recensé 1800, de restituer les idées de l'Emir Abdelkader auquel il a consacré deux ouvrages dont le second, intitulé Abdelkader le magnanime, est coédité avec François Pouillon. Il citera d'abord la correspondance qu'il a échangée au sujet d'un échange de prisonniers (3 versions en arabe et 7 traduites) pour parler des droits des prisonniers mais surtout ses prises de position en Syrie après 1860, lorsqu'il est allé intervenir pour résoudre des conflits mais aussi pour donner son avis sur des situations moins dramatiques. Bruno Etienne, qui a réitéré des idées déjà communiquées à Constantine au début de la semaine dernière, termine justement avec le canal (de Suez) qui devait relier l'Orient à l'Occident et où, dit-il, l'Emir Abdelkader, nourri de soufisme, voyait plutôt un apport technologique de l'Occident à l'Orient, qui, de son côté, devra enrichir le premier avec une spiritualité perdue. On lui doit aussi la mise sur pied de salons pour des débats islamo-chrétiens quand il était sous résidence surveillée en France. La dimension humaine de l'emir qu'il décrit comme ayant des côtés narcissiques et étant un homme d'affaires averti en Syrie, car il fallait bien nourrir toute sa grande famille (il y avait 1500 maghrébins à Damas dont 2000 hommes armés), n'a pas échappé à l'historien qui dit étudier cette discipline pour mieux éclairer le présent. Bruno Etienne détient une partie de ses archives d'Edmonde de Charleroux, dont les ancêtres avec Lesseps ont été ambassadeurs dans les pays musulmans depuis Louis XIV. De Damas, il a également ramené l'intégralité des poèmes (700) de l'emir.

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