Plusieurs citoyens de la ville de Souk Ahras se voient lésés par rapport à des mesures, on ne peut moins, convaincantes, s'agissant du plan de circulation et de certaines improvisations préjudiciables. C'est le cas pour ces deux espaces publics éliminés sans préavis par l'entreprise chargée de la réhabilitation de la mosquée El-Amen. Les rues Abbes Laghrour et Sain-Augustin, deux voies publiques parallèles qui aidaient à la fluidité de la circulation routière durant les heures de pointe, ont été transformées en zones interdites d'accès sous de fallacieux prétextes. Questionnés à ce sujet, des fidèles de ce lieu ont tous exprimé leur désapprobation. «On aurait pu exploiter ces deux rues pour désengorger les autres voies qui connaissent des embouteillages durant toute la journée» a critiqué l'un d'eux. Pour d'autres, le parking prévu dans le plan de ce même édifice et avéré un fiasco, doit inspirer les autorités communales pour rouvrir ces deux routes dont une partie est capable de servir comme aire de stationnement pour les gens qui débarquent des quatre coins de la ville pour accomplir leur prière. De plus que l'entrée principale de la mosquée est barricadée par d'énormes obstacles installés par ses gérants. «Il nous arrive très souvent de renoncer à certains rendez-vous religieux voire la prière de l'Aïd et du vendredi à cause de l'absence d'un espace de stationnement dans cette partie de la ville», a fulminé un autre fidèle de cette même mosquée. Les deux rues précitées offrent aujourd'hui un décor sans âme et un semblant de pots à fleurs transformés en bacs à ordures qui dégagent des odeurs nauséabondes. Approché par El Watan, un élu municipal a dégagé la responsabilité de l'APC concernant la fermeture des deux routes névralgiques pour la circulation automobile voire le passage des piétons. «Ces deux routes concédées au projet de la réhabilitation de la mosquée ne relèvent plus de la gestion de la commune et toute improvisation impliquerait d'autres parties sauf l'APC de Souk Ahras», a-t-il déclaré tout en reconnaissant qu'il s'agit d'un acte irréfléchi que la commune n'aurait jamais approuvé. Concernant la présence de plusieurs corps en béton déposés sur la chaussée, le même interlocuteur dira qu'aucune partie hormis les corps de sécurité n'a le droit de faire obstruction ou d'accaparer une partie de la voie publique.