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Partis : récupération de fonds et candidature à la présidentielle sources de clivages
Publié dans Ennahar le 02 - 07 - 2012

Les clivages qui éclaboussent certains partis politiques sont dus aux tentatives de candidats de récupérer les fonds versés durant les législatives du 10 mai et aux velléités d'empêcher des dirigeants politiques de se présenter à l'élection présidentielle de 2014, ont souligné des enseignants universitaires. Les dissensions qui frappent certaines formations politiques s'expliquent par le fait que des candidats malheureux aux dernières législatives tentent de récupérer les fonds versés pour se placer têtes de liste, a indiqué l'enseignant Abdelali Rezzagui estimant que ces différends concernaient uniquement les "petits partis".
Selon lui, les désaccords au sein des "grands" partis politiques sont suscités par cette impossibilité de se rassembler autour d'un nom pour la prochaine présidentielle s'engouffrant ainsi dans des différends déclarés tous azimuts pour "barrer la route devant d'anciennes figures jugées vieilles pour ce poste".
L'enseignant Rezzagui a affirmé en outre, que le clivage au sein du parti du front de libération nationale (FLN) était "important car lié au candidat de la prochaine présidentielle" le qualifiant de "grave" en raison des "risques qu'il fait planer sur le pays".
D'autre part, la "contestation" dans les rangs du Rassemblement national démocratique (RND) est née, elle, du "rejet par les décideurs de la candidature du premier responsable du parti à la prochaine présidentielle" chose qui a attisé la discorde entre ses militants dont certains tentent d'"accaparer le parti pour apporter leur soutien à une aile FLN", a-t-il tenu à dire.
Sur l'éventualité d'inscrire cette agitation au sein de partis politiques dans le registre du "printemps arabe à l'algérienne", il a précisé que cela "n'est aucunement en rapport avec le printemps arabe".
"Il n'y a pas un seul parti politique quelle que soit sa force capable de mener un printemps arabe en Algérie", a-t-il renchéri estimant que "le peuple ne croit en aucune formation politique".
"S'il existait par le passé, un fossé entre le peuple et le pouvoir, aujourd'hui l'on assiste à l'émergence d'un second entre le peuple et les députés", a-t-il ajouté.
De son côté, Ahmed Adimi, également enseignant universitaire, a souligné que tout un chacun est conscient de l'existence de "petits" partis dont la mission consiste à marchander avec le processus politique lors d'échéances électorales.
Ces derniers procèdent "au vu et au su de tous à la vente des premières places sur les listes électorales sans que cette question ne soit tranchée par la justice". a-t-il poursuivi.
Ces partis n'ont aucun programme politique et ont été incapables de présenter des candidats lors des élections législatives, a-t-il déclaré avant de dire que certains d'entre eux "ont même demandé à des enseignants en sciences politiques de leur élaborer des programmes politiques".
Ahmed Adimi a également imputé les remous dans les rangs des partis politiques à l'insoutenable mécontentement né de la sélection de noms pour les listes électorales, au non respect du programme politique et à la fin de mandats pour certains dirigeants politiques.
Par ailleurs, la tension désormais manifeste à l'intérieur du Mouvement de la société pour la paix (MSP) est due au fait que "la direction du parti ait opté pour la participation au pouvoir malgré les maigres résultats obtenus par l'Algérie verte lors des dernières législatives", mettant en péril le devenir de la formation, a-t-il ajouté.
Selon Adimi, le relâchement de la discipline au RND a été favorisé quant à lui, par "les instructions données à certains militants pour empêcher le premier responsable de la formation de se présenter à la prochaine élection présidentielle".
Et pour justifier cela, les faibles résultats obtenus lors des dernières législatives ont ainsi été brandis en tant que moyen pour "opérer le changement et couvrir l'échec essuyé du fait de la politique générale suivie", a-t-il encore argué.
S'agissant des différends qui ont éclaté depuis plus d'un an entre les militants FLN donnant lieu à des altercations verbales et physiques, l'enseignant Adimi a indiqué qu'"il était attendu au sein du parti l'intervention du pouvoir resté jusque là spectateur pour mettre fin au clivage".
Cette formation politique "est habituée aux clivages depuis l'indépendance en raison de la divergence de vues entre ses dirigeants", a-t-il fait remarquer dans ce sens.
L'enseignant à l'université Mohand Barkouk a expliqué pour sa part, les dissensions au sein de partis par le "manque de communication politique".
Les désaccords se sont amplifiés, a-t-il dit, par le mécontentement croissant parmi les militants autour des listes électorales et "non en raison des programmes électoraux ou de l'absence de consensus autour des stratégies du parti".
L'objectif pour le parti, selon l'interlocuteur, ne réside ni dans la candidature aux élections ni dans l'accession aux postes mais dans "la conviction politique et la volonté de contribuer efficacement à la consécration démocratique".
Si la candidature est un droit constitutionnel, "il reste cependant lié au cadre règlementaire des partis".
Les mouvements de redressement devenus coutume à l'intérieur des formations politiques "ne servent ni la stabilité ni l'ancrage du processus démocratique en leur sein". Cela a incontestablement empêché les partis d'être "un cadre de mobilisation et de formation politiques et de proposer des alternatives aux plans politique, économique et culturel".


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