Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a rendu hommage à feu Ben Bella. Dans une déclaration à la presse, il a présenté les condoléances de la République arabe sahraouie démocratique, du Front Polisario et du peuple sahraoui au peuple algérien et son Président pour la perte de « l'un de ses héros et symboles de la lutte contre le colonialisme en Algérie ». Il a affirmé que le défunt qui a été « un valeureux symbole du militantisme et du patriotisme, a contribué au combat libérateur de nombreux peuples ». Le président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki, s'est recueilli, hier, à la mémoire du défunt Ahmed Ben Bella. Le président Marzouki s'est rendu, juste après son arrivée à Alger, au Palais du peuple pour rendre un dernier hommage au défunt Ahmed Ben Bella, en présence du Premier tunisien ministre, M. Hamadi Jebali, du président de l'Assemblée constituante de Tunisie, M. Mustapha Ben Jaâfar, et de son ministre des Affaires étrangères, M. Rafik Abdeslam. Le chef du gouvernement marocain, Abdel-Ilah Benkiran, a assisté aux funérailles de l'ancien président de la République. Le chef du gouvernement marocain était accompagné de l'ancien Premier ministre du Royaume, Abderrahmane Yousfi, qui était un ami d'Ahmed Ben Bella, ainsi que du conseiller du roi, M. Tayeb Fassi Fihri. Dans une déclaration à la presse, M. Benkiran a indiqué qu'Ahemd Ben Bella était « l'un des symboles et des figures de la région du Maghreb. Nous ressentons sa disparition comme la perte de l'un de nos dirigeants. Nous ne sommes pas venus seulement pour présenter nos condoléances mais aussi pour partager la douleur du peuple algérien », a-t-il dit. Le président du mouvement tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, a assisté, lui aussi, aux funérailles d'Ahmed Ben Bella. Dans une déclaration à la presse, M. Ghannouchi a indiqué que le peuple algérien vient de perdre en le Président Ben Bella « une des grandes personnalités de la Révolution algérienne et un des grands leaders du monde arabe et du tiers-monde qui nous ont inculqués dans notre jeunesse l'esprit de rébellion contre le colonialisme ». Meftah Mesbah Ezaouan, représentant du président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a assisté aux obsèques d'Ahmed Ben Bella. Le représentant de la Commission de l'UA a déclaré que l'Afrique a perdu en Ben Bella un « grand homme ». Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Mohamed Sbih, s'est recueilli à la mémoire du défunt Ahmed Ben Bella et a presenté ses condoléances au nom de l'organisation et en son nom personnel. Après avoir récité la Fatiha du Saint Coran à la mémoire du défunt, M. Sbih s'est dit attristé par « cette douloureuse épreuve qui a affecté l'Algérie et l'ensemble de la Nation arabe ». Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe a salué « un éminent militant qui a lutté pour l'indépendance et la souveraineté de sa patrie et un porteur du flambeau de la liberté dans le monde ». « Nous sommes profondément attristés par le décès de cet homme cher à nos cœurs qui a honorablement représenté l'Algérie et la Nation arabe », a-t-il dit. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle française, François Hollande, a salué en la personne d'Ahmed Ben Bella un « symbole » de l'histoire de l'Algérie et de la France.« Il restera, pour les Français et pour les Algériens, l'un des symboles d'une étape historique décisive de nos deux pays », écrit-il. Jean-Pierre Chevènement, sénateur du territoire de Belfort, et président de l'Association France-Algérie, a salué la mémoire d'Ahmed Ben Bella. Il souligne qu'avec sa disparition, l'Algérie perd l'un des premiers artisans de son indépendance. « Avec lui, l'Algérie perd l'un des premiers artisans de son indépendance qui a combattu le colonialisme, insupportable au peuple algérien, dont notre pays n'avait pas su se départir », écrit-il. Synthèse Djamel Oukali Monseigneur Henri Teissier, ancien archevêque d'Alger : « Un Président humble et populaire » L'ancien archevêque d'Alger a dit se rappeler des moments où le défunt a été capturé par la France, avant l'indépendance de l'Algérie, dès son arrivée à Alger en septembre 1962. Il a également évoqué les grandes décisions prises par le premier Président algérien, en particulier la nationalisation de ce qui restait des terres des colons. Il a aussi dit garder du défunt le souvenir d'un Président « humble et populaire », et le souvenir des moments où il assistait à des débats de films comme un simple citoyen.