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« Nous pouvons localiser un séisme dans les trois minutes qui suivent »
Mohamed Hamdache, chercheur au GRAAG
Publié dans Horizons le 24 - 12 - 2014

Dans cet entretien, le chercheur au Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (Craag), Mohamed Hamdache, a assuré, qu'avec l'équipement dont dispose le centre, les séismes sont localisés dans les trois minutes qui suivent. Toutefois, le Craag doit d'abord procéder à une vérification approfondie afin de communiquer des informations justes, à la protection civile notamment.
En combien de temps le Craag peut-il localiser un tremblement de terre ?
Je tiens à souligner tout d'abord que le matériel utilisé dans l'activité sismique ne sert pas à détecter mais à enregistrer et à étudier les séismes. Depuis 2003, nous disposons d'un réseau sismologique qui permet la surveillance et l'analyse régulière de l'activité sismique. C'est cela le rôle d'ailleurs du Craag. Dans le cadre de cette mission, le réseau couvre tout le nord de l'Algérie et est doté de stations modernes et numériques avec une transmission satellitaire. Ce qui nous permet de localiser un séisme dans les trois minutes qui suivent. Certains critiquent le centre, affirmant que nos informations prennent toujours du retard. C'est faux. Il ne s'agit nullement de retard. Notre mission étant d'intérêt national, nous devons vérifier l'information relative à l'épicentre et à la magnitude de la secousse tellurique avant de la communiquer à la protection civile notamment, dans le souci de rendre leur intervention plus efficace. Avec le matériel dont nous disposons, cela nous permet de le faire dans le quart d'heure qui suit le séisme.
Nous avons connu deux séismes rapprochés. Peut-on considérer cela comme des indices annonciateurs d'un autre tremblement de terre plus important ?
Personne ne peut prédire un séisme à court terme. Nous savons juste, qu'à long terme, et dans une région sismique, il y aura des tremblements de terre. Dans la région sud de la Mitidja, il existe une faille que nous connaissons depuis 2006. Chebli, par exemple, est situé sur la bordure sud de la Mitidja. Vendredi dernier, un premier segment a lâché via un séisme d'une magnitude de 4,7 sur l'échelle Richter. Celui-ci a généré des répliques pour libérer l'énergie emmagasinée, et en même temps, dans le cours du développement de ce processus, il a affaibli un autre segment qui a généré, à son tour, le séisme de 4,9, mardi passé. La réplique de ce dernier d'une magnitude de 4,7, survenu le même jour a touché un troisième segment. Trois segments donc sont touchés, le premier à transmis au deuxième et le deuxième au troisième. Maintenant, il faut développer des études plus fines et plus approfondies sur ces segments, afin de comprendre comment le processus de transmission s'est déclenché. Mais c'est de la prétention que de dire qu'il y aura un quatrième segment qui lâchera. La nature n'obéit qu'à ses propres lois que nous essayons de comprendre.
Le séisme a-t-il des bienfaits ?
Jadis, dans la région ouest d'Alger, quand il y avait un séisme, les femmes émettaient des youyous. On qualifiait même le séisme à l'époque de « merbouha ». C'était un indice positif pour l'agriculture. Les eaux qui étaient emprisonnées sous terre ont décomptées en cas de séisme et refont donc surface. Ce qui était bon pour les récoltes. Je voudrais signaler puisqu'on parle de croyances, qu'il y a beaucoup d'idées préconçues sur le séisme. On dit que la terre respire, par exemple. Ce qui est faux. Il y a une activité interne à la terre, de l'énergie qui est emmagasinée. A l'intérieur de la terre, il y a des déformations élastiques jusqu'à un certain degré et elles ne le sont plus quand il y a rupture de cette énergie emmagasinée. Quand il y a rupture, cette énergie se dissipe sous forme d'ondes qu'on appelle les ondes sismiques. Il est erroné aussi de dire que, suite à un séisme et à des répliques, la terre revient à sa place. Quand il y a une rupture, il y a un déplacement qui se fait et les répliques servent à retrouver un état d'équilibre.
On parle aussi d'une grande faille qui traverse le nord de l'Algérie...
Il ne s'agit nullement de faille mais d'un cadre d'interaction entre la plaque tectonique africaine et la plaque tectonique euro-asiatique. Il existe des blocs qui constituent la limite des plaques. Dans le mouvement compressé de la plaque tectonique africaine, ces blocs bougent et génèrent la libération d'énergies. Comme on ne peut prédire un séisme, nos efforts vont vers la prévention. Nous contribuons, par le résultat de nos recherches, à l'élaboration des constructions parasismiques.


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