Photo : Fouad S. Baisser de rideau, jeudi, sur la cession de printemps de l'Assemblée populaire nationale. Après un chapelet de formules polies à l'adresse des présents, Abdelaziz Ziari, président de l'APN, s'est longuement attardé, dans son discours sur l'activité de l'Assemblée, tout au long de cette session. Bilan : une foultitude de projets de lois «aussi importants les uns que les autres» ont été débattus et adoptés. Par ordre d'importance qui ne respecte pas forcément la chronologie, il citera la loi de finances complémentaire 2011, le projet de loi portant levée de l'état d'urgence, l'adoption du projet de loi portant code communal, après un débat houleux entre les députés, faudra-t-il, le rappeler. Il était question, aussi, de l'adoption du projet de loi sur les assurances sociales, des projets de lois organiques relatifs à la Cour suprême et au Conseil d'Etat. A cela, il y a lieu d'ajouter la mise en oeuvre de différentes commissions d'enquête l'image dont la commission chargé d'enquêter sur la hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité ayant abouti à des émeutes. Sur cette question, M. Ziari a tenu à affirmer que les conclusions seront connues incessamment. Pour toutes ces raisons et bien d'autres, il soutient que la mission de l'APN, a été bel et bien accomplie lors de cette session. Car, arguera-t-il, tous les projets adoptés repondent à un seul objectif : l'instauration de l'Etat du droit et la prise en charge des doléances des citoyens. Il a promis que la session prochaine ne dérogera pas à la règle. Elle sera, selon lui, riche en activité avec un credo: être, «comme toujours», a l'écoute des préoccupations des citoyens. LE CREUSET D'UN ETAT DE DROIT Le président de l'APN, institution largement contestée cette année, notamment par le parti des travailleur (PT) qui réclament rien moins que sa dissolution, soutient que les réformes politiques annoncées par le chef de l'Etat constituent la condition sine qua non pour la mise en oeuvre d'un Etat de droit. Cependant, pour lui, la mise en place de ces réformes «salutaires» nécessite des «institutions légitimes et crédibles». Auparavant, Abdelaziz Ziari n'a pas manqué d'évoquer la politique du président de la République et ses grandes réformes : la réconciliation nationale qui, selon lui, a permis au pays de retrouver sa «stabilité perdue après des années de terreur, le remboursement de la dette extérieure non sans «permettre à l'Algérie de recouvrer sa pleine souveraineté», sans oublier «le grand retour» du pays sur la scène internationale après une longue période de léthargie. Il s'est exprimé, également, sur la crise libyenne et la situation que connaît actuellement le monde arabe. Dans ce sillage, il a salué la position diplomatique sans faille de l'Algérie. Pour lui, nul n' a le droit de s'ériger en tutelle. C'est ainsi qu'il indiquera que la solution politique reste la meilleure voie possible à même de résoudre ces conflits.