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Histoires vraies
Le bandit bien-aimé (4e partie)
Publié dans Info Soir le 24 - 12 - 2009

Résumé de la 3e partie n Mandrin devient le chef des contrebandiers. Il calque leur organisation sur celle de l'armée et instaure une hiérarchie et une discipline militaires...
Chaque homme dispose d'un mousquet, de deux pistolets de ceinture, de deux pistolets d'arçon (se mettant dans les fontes de la selle), de deux pistolets de poche, chacun à deux coups, plus un couteau de chasse.
Ils sont tous montés sur des chevaux originaires du pays, de petite taille, habitués à aller sur les chemins escarpés.
Mandrin lui-même porte un habit militaire rouge, avec une large ceinture de soie rouge et verte, dans laquelle il a glissé deux pistolets et un couteau. Il va faire ses achats en Suisse : indiennes et mousselines pour les dames, montres de Genève, tabac et poudre à fusil. Nous sommes au tout début de l'année 1754. Lorsque sa troupe passe le Guiers, il la harangue à la manière d'un général à la veille d'une expédition.
— Courage, mes amis ! La saison est froide mais nous ferons bon feu. Vive la gloire, la contrebande et le bon vin !
Un cri unanime lui répond :
— Vive Mandrin !
Et les voilà partis. Le 9 janvier, il entre à la tête de ses hommes dans son village natal de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs qu'il a quitté en tant que proscrit. On peut imaginer l'accueil triomphal qui lui est fait. C'est lui, l'enfant du pays, qui est devenu le chef des contrebandiers, c'est lui qui a supplanté l'illustre Bélisart. Désormais, ce seront les exploits de Louis Mandrin qu'on racontera, le soir, à la veillée.
A Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Mandrin a deux projets en tête. D'abord, mettre la main sur l'employé de la Ferme Jacques Sigismond Moret, qui a conduit l'expédition permettant la capture de son frère Pierre. Puis le tuer sans autre forme de procès. Par chance pour l'employé des impôts indirects, celui-ci est absent.
Alors, Mandrin met à exécution son second projet : rendre visite à son oncle, l'entreposeur de tabac. A son égard, il n'a pas d'intention homicide, il veut simplement l'effrayer un peu et lui reprendre une partie de l'argent qu'il a soutiré pour le compte des impôts. Par chance pour lui également, l'oncle n'est pas là. Il n'y a que sa fille, la petite cousine de Louis, dont il a été vaguement amoureux autrefois et qui l'a dédaigné. Elle est à présent toute tremblante devant lui
— J'ai décidé que ton père me paierait 4 000 livres en réparation de ce qu'il avait pris aux honnêtes gens.
— Je ne peux rien te donner, Louis. Il n'y a pas d'argent ici. Et puis 4 000 livres, c'est trop... Malgré sa frayeur, la cousine discute et Mandrin, qui a gardé quelques sentiments pour elle, se laisse attendrir. Ils finissent tous deux par se mettre d'accord sur 400 livres. Le plus étonnant, c'est qu'à son retour l'oncle fera immédiatement porter la somme à son neveu. La bande se remet en route. Au village de Curzon c'est jour de foire. Ils s'installent et déballent leurs marchandises : des indiennes, des mousselines et du tabac. Les gâpians surgissent au même moment. Ils s'approchent d'eux sans méfiance, ne pouvant imaginer que des gens qui se cachent si peu puissent être des contrebandiers. Mandrin va à leur rencontre, suivi de ses hommes. Il lève le bras, signe, convenu pour faire feu, et une salve d'enfer éclate. Trois gâpians sont tués, dont le brigadier qui les commandait, les autres s'enfuient. Mandrin ramasse le tricorne à un galon d'or du sous-officier, en fait son chapeau et son emblème. La fusillade de Curzon frappe de stupeur la région. La présence de cette troupe d'une centaine d'hommes armés jusqu'aux dents et faisant preuve d'une détermination aussi absolue provoque la panique chez les gâpians. Mandrin peut désormais parcourir tout le Dauphiné sans être inquiété et proposer sa marchandise aussi ouvertement qu'un honnête commerçant. Il s'enhardit et pénètre plus en avant dans le royaume. (à suivre...)


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