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Histoires vraies
Le bandit bien-aimé (9e partie)
Publié dans Info Soir le 31 - 12 - 2009

Résumé de la 8e partie n Encore une fois, Mandrin échappe à Fischer. Commence alors pour lui un difficile périple. Pour la première fois,il est traqué, et dans des conditions très dures…
Pour le roi de France et son gouvernement, il faut en finir. Il est évident que l'affaire dépasse le cadre du simple banditisme, non seulement à cause de l'importance de la bande de Mandrin mais aussi pour la nature de son action. Il ne s'en prend pas aux particuliers mais uniquement à l'État, ce qui lui vaut une popularité sans cesse grandissante. S'il entre de nouveau en campagne, il risque de soulever la population en sa faveur. Dans le Dauphiné et les provinces avoisinantes, une situation insurrectionnelle est à craindre.
D'alleurs, les nouvelles qui parviennent à Versailles par un ou plusieurs informateurs présents en Savoie sont des plus alarmantes. Bien loin de se satisfaire des sommes considérables qu'il a amassées, le chef contrebandier voit plus grand encore. Il lève partout des recrues pour la «brigade de Louis Mandrin». Il enrôle des insoumis, des déserteurs et, ce qui est nouveau, de simples mécontents : des citoyens jusque-là honnêtes mais qui veulent se battre contre les impôts. Il n'aurait pas moins de deux mille hommes sous ses ordres et il en arriverait sans cesse. De plus, avec ce qu'il faut qualifier d'armée, il projetterait une action d'une audace folle : aller jusqu'aux environs de Paris où les fermiers généraux ont leurs maisons de plaisance et les enlever contre rançon...
Avant d'entreprendre une action militaire, les autorités françaises tentent de recourir à la diplomatie. Louis XV demande l'extradition de Louis Mandrin à Charles-Emmanuel III, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem. Le souverain ne peut faire autrement qu'accepter et envoie au gouverneur de la province, M. de Sinsan, qui est aussi son cousin, une lettre lui enjoignant de «faire arrêter en Savoie les contrebandiers qui pourraient s'y être réfugiés, après avoir commis en France des excès, désordres et attentats à main année, dont nous sommes informés par le roi lui-même».
Mais les jours puis les semaines passent sans qu'il se produise quoi que ce soit. Malgré les propos pleins de bonne volonté que Charles-Emmanuel prodigue au roi de France dans sa correspondance, il est évident qu'il ne fera rien. Il a en effet tout intérêt à ce que la situation continue : les contrebandiers sont une véritable bénédiction pour la Savoie car ils y dépensent l'argent qu'ils ont récolté dans leurs campagnes, ce qui représente une véritable fortune.
Alors, le gouvernement français se fâche et décide, face à cette situation exceptionnelle, d'employer des moyens exceptionnels. Attendre que Mandrin passe en France et se battre contre les milliers d'hommes qu'il aura sous ses ordres, ce serait aller au-devant d'une véritable guerre, voire d'une guerre civile, si la population prend fait et cause pour lui. Non ! Il faut agir avant, pendant qu'il est encore en Savoie. Bien sûr, c'est illégal, contraire à toutes les dispositions du droit international, mais le roi de Sardaigne n'est pas assez puissant pour réagir efficacement.
Aussi,une véritable action de commando est mise sur pied. Comme toutes les opérations de ce genre, elle s'appuie d'abord sur le renseignement. Il faut localiser avec précision et certitude le chef de la bande avant d'intervenir. Or, les Français acquièrent l'assurance, début mai 1755, que Mandrin se trouve, avec son second, Jean de Saint-Pierre, chez M. de Thoury, au château de Rochefort-en-Novalaise, en Savoie. L'attaque est fixée au 10 mai. (à suivre...)


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