Au niveau de la DCP de la wilaya d'Alger, c'est motus et bouche cousue. Un inspecteur des fraudes que nous avons rencontré en fin de journée, nous a révélé que «les mauvaises langues accusent les services de la DCP de mollesse». «Certains disent que nous ne savons pas distinguer un faux-filet d'une bavette», nous dit-il. «Sachez qu'en cas de suspicion, nous faisons des opérations coup-de-poing. Nous débarquons souvent avec des vétérinaires assermentés, habilités à constater la nature de l'infraction.» Cet inspecteur n'a pas manifesté son étonnement quant aux révélations faites par certains citoyens. Il a déclaré que les services de la DCP travaillent sans relâche sur «ce genre de dossiers», mais a refusé de donner une idée sur l'ampleur du phénomène. Au ramadan dernier, selon lui, les services de la DCP de la wilaya d'Alger ont frappé un grand coup, «en déférant certains trafiquants en justice pour répondre de leurs actes. Certains ont écopé de fortes amendes, de radiation du registre du commerce et même de peines de prison». L'exemple de ces trafiquants que la justice a punis n'a manifestement pas suffi pour dissuader les amateurs de gains «bien saignants». «Nous sommes prêts à lancer des enquêtes à tout moment et en tout lieu, à la moindre information parvenant à nos services», conclut-il.