Cinquante ans jour pour jour après son assassinat, la ville de Dallas s'est figée, hier, pour rendre hommage à John F. Kennedy, à l'instant précis où cette figure mythique de l'histoire contemporaine est tombée. La foule compacte, rassemblée sous une petite bruine, s'est tue à 12h 30 (18h 30 GMT) et les cloches de la ville ont sonné à la mémoire du plus jeune président jamais élu à la Maison-Blanche, abattu sur Dealey Plaza le 22 novembre 1963. Dans tout le pays, messes, minutes de silence ou lectures étaient organisées pour se recueillir et célébrer la mémoire de JFK -- dont le 50e anniversaire de l'assassinat était même célébré à Berlin, où un dépôt de gerbes était prévu devant la mairie de quartier de Schöneberg, où Kennedy avait prononcé son fameux discours à Berlin-Ouest : «Ich bin ein Berliner». A Londres aussi, le musée d'art moderne, Tate Modern, expose l'unique peinture contemporaine connue de l'assassinat de JFK à Dallas. «C'est incroyable de penser qu'une seule personne a été capable de faire une telle différence.» Comme quelques dizaines d'autres admirateurs, Caitlin Coffey, une étudiante de 22 ans venue spécialement de Toronto, au Canada, a rendu hommage hier matin au 35e président américain sur sa tombe, au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington.