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Irak
Moqtada Al Sadr, l?homme et le mythe
Publié dans Info Soir le 24 - 08 - 2004

Illusion Les miliciens chiites sont nombreux à jurer avoir vu apparaître le fantôme de leur chef au détour d'une rue, en plein combat, pour les encourager dans leur lutte contre les forces américaines dans la ville de Najaf.
Ces jeunes miliciens, qui ont passé plusieurs nuits blanches pour garder leurs positions, soutiennent même que leur chef apparaît masqué pour combattre contre les GI.
«J'ai vu Moqtada sur le champ de bataille», assure Youssef Geydan, 28 ans.
Pointant la rue Madina, théâtre de violents affrontements, Youssef prétend que le jeune chef âgé d'une trentaine d'années, y a, plusieurs fois, conduit l'assaut avec ses miliciens et a lui-même tiré au lance-roquettes sur les chars américains.
«Souvent, il vient masqué sur le front et combat avec nous. Il ne veut pas montrer son visage, mais nous savons que c'est lui», dit Youssef, qui surveille une des entrées du mausolée de l'imam Ali, place forte des miliciens. «Il y a tout juste une semaine, il a tiré une roquette anti-char qui a détruit un humvee américain près de la rue Madina. Je savais que c'était lui», ajoute-t-il. Les allées et venues de Moqtada Al Sadr, ainsi que son lieu de résidence, demeurent un mystère, notamment pour les dizaines de journalistes qui se rendent au mausolée d'Ali en espérant l'interviewer. «Je peux vous dire qu'il est à Najaf. Il ne va pas quitter la ville juste comme ça», assure, laconique, Cheikh Ahmed al-Chaïbani, un porte-parole de M. Al Sadr. Pour des centaines de jeunes miliciens, Moqtada Al Sadr n'est pas seulement un chef religieux, mais un combattant qui a pris les armes contre «les forces d'occupation en Irak». «Même nos armes portent son nom», dit Salah, un milicien originaire de Sadr City, le quartier chiite de Bagdad, en montrant une roquette russe baptisée «Moqtada». Salah raconte que son chef surgit souvent à l'improviste pour inspecter les positions de ses hommes. «Il vient sans être annoncé et inspecte nos positions même quand il y a des combats», soutient-il. Le jeune chef a été ce mois-ci légèrement blessé, selon ses proches, par des éclats d'obus alors qu'il inspectait les positions de ses miliciens.
Il est apparu peu après dans le mausolée d'Ali, un bandage à la main, promettant de lutter jusqu'à la mort contre les forces américaines.
Même si plusieurs de leurs camarades sont tombés au combat, ses miliciens sont prêts à poursuivre leur lutte et à défier encore le sommeil. «Nous faisons des rotations et dormons seulement quelques heures par jour. La plupart du temps, je vais dans l'après-midi au mausolée, sans armes, pour me détendre et prier», dit Youssef Geydan.


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