Résumé de la 10e partie n Quand ils nous inviteront à faire l'essai de leur balançoire, c'est moi qui irai, dit Tshakapesh à son compagnon. Les gens accoururent pour voir leur prise, et le beau-frère de Tshakapesh se mit à surveiller la remontée des plumes. Dès qu'il les aperçut, il cria : «Approchez-vous, car la graisse est sur le point de remonter à la surface. Vous n'aurez alors qu'à vous servir.» Tous vinrent s'asseoir autour de la marmite. C'est à ce moment-là que Tshakapesh libéra la graisse, qui ne tarda pas à flotter à la surface. L'instant d'après, Tshakqpesh bondissait hors de la marmite en la renversant sur les gens, qui furent alors ébouillantés. Après quoi, Tshakapesh grimpa sur une petite colline des environs, où il commença à se débarrasser de sa fourrure. Il s'épila tout le corps, à l'exception des cheveux, des sourcils et des cils. «Quand les nouveaux humains naîtront, décréta-t-il, ils n'auront que des cheveux. C'est ainsi qu'ils seront.» À l'origine, les hommes devaient être entièrement recouverts de poils. Tshakapesh dit ensuite à son beau-frère : «Rentrons chez nous.» Maintenant qu'il était nu, il avait froid. En arrivant chez lui, il dit : Ma sœur aînée, nous avons fait de la balançoire, et ils nous ont mis à bouillir dans l'eau. — Mais pourquoi y être allé ? leur reprocha-t-elle. — Pour leur rendre visite. Mais comme ils nous ont offert d'essayer leur balançoire, j'ai accepté. Alors, ils ont coupé la corde, et je me suis retrouvé dans la marmite.» Il était maintenant complètement nu, sauf la tête, le dessus des yeux et la frange des paupières. On lui fabriqua des vêtements. Tshakapesh repartit à la chasse, après avoir demandé à son beau-frère de ne pas l'accompagner. «Cette fois, j'irai seul», lui dit-il. Il partit donc chasser seul. Soudain, voyant un écureuil grimper dans une épinette blanche, il lui décocha une flèche et le rata. De plus, sa flèche resta accrochée à l'arbre. Il grimpa pour la récupérer. Ayant atteint sa flèche, il souffla sur l'arbre. Il entendit aussitôt le sifflement de l'écureuil poursuivant son ascension. Puis, le silence. «Je me demande bien comment c'est là-haut», pensa-t-il. Il continua donc à grimper jusqu'à ce qu'il rejoigne à nouveau l'écureuil. Il souffla encore sur l'arbre et entendit l'écureuil monter encore en sifflant. Puis, à nouveau le silence. Sa curiosité s'aiguisant de plus en plus, il poursuivit sa montée. Ayant atteint l'endroit où l'écureuil s'était arrêté, il souffla une troisième fois, tant sur l'épinette blanche que sur l'animal. Tendant l'oreille à nouveau, il perçut encore le bruit que faisait l'écureuil en sautant de branche en branche. Puis, ce fut à nouveau le silence. A suivre