Le Paris Saint-Germain a fait un grand pas vers les quarts de finale de l'UEFA Champions League en s'imposant très largement, et logiquement, face au FC Barcelone (4-0) sur sa pelouse du Parc des Princes. Dès l'entame de la rencontre, les Parisiens ont imposé un pressing intense à des Barcelonais incapables de conserver le ballon. Dominateur, le PSG s'est offert plusieurs grosses opportunités par Cavani et Matuidi. Et s'il y avait toujours le pied d'un défenseur ou une main ferme de Ter Stegen pour repousser les assauts parisiens, le gardien barcelonais ne pouvait rien sur un superbe coup franc de Di Maria (18'). Derrière, le Barça se réveillait et parvenait à poser le pied sur le ballon. Mais seule une tentative d'André Gomes, qui est passée près du montant de Trapp, a fait trembler des Parisiens, qui avaient besoin de souffler après une première grosse demi-heure. Et si le gardien du Barça était encore décisif sur un tir de Draxler, l'Allemand du PSG n'a pas laissé passer une nouvelle chance à cinq minutes de la pause d'un tir croisé (40'). Au retour des vestiaires, les Parisiens ont repris avec la même intensité. Le Barça n'est pas parvenu à réagir, avant de craquer sur un enroulé superbe de Di Maria (55'). Le PSG était en démonstration et les Blaugrana à des années lumières de leur véritable niveau. Cavani s'est invité à la fête en inscrivant un quatrième but pour le PSG d'une frappe croisée (72'). Les Parisiens n'ont pas encaissé ce petit but qui aurait pu relancer le suspense avant le match retour au Camp Nou, le 8 mars prochain. Sauf catastrophe, le Paris SG devrait encore atteindre les quarts de finale cette saison. La presse Une véritable catastrophe en Espagne Le coup de tonnerre est énorme dans le monde, mais encore plus en Espagne ! Le FC Barcelone a été baladé par le Paris Saint-Germain (0-4). Et comme toujours, la presse ibérique ne fait aucun cadeau au Barça, qui a vécu «une catastrophe» selon Marca et a été «mortellement blessé» d'après El Mundo Deportivo. Sans surprise, les médias catalans sont les plus incisifs notamment envers Luis Enrique, désigné comme le principal responsable de cette défaite par Sport en raison de la domination tactique d'Unai Emery avec le titre suivant : «Un naufrage sans entraîneur». Et pour ce revers le jour de la Saint-Valentin, le quotidien As a joué sur les mots en évoquant «un cœur brisé». En tout cas, en Espagne, l'aventure européenne du Barça semble déjà terminée. La stat Jamais une équipe n'a remonté un 4-0 Pour le PSG, il faudra finir le travail à Barcelone. Et éviter une première dans l'histoire des coupes européennes. Remonter un retard de quatre buts après le match aller, ça s'est déjà vu, très rarement. Et les équipes qui avaient réussi un tel exploit avaient systématiquement marqué à l'extérieur au match aller. Mais se qualifier au retour après avoir encaissé un 4-0, ça n'est jamais arrivé. C'est le miracle que devra réaliser Barcelone le 8 mars au Camp Nou pour ne pas tomber dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions, pour la première fois depuis 2006-07. SL Benfica 1 - Borussia Dortmund 0 Ballottage favorable pour les Portugais Que de regrets pour le Borussia Dortmund... Les Allemands ont été battus 1-0 par Benfica dans l'autre 8e aller de la soirée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le BvB a tendu le bâton pour se faire battre en vendangeant ses très nombreuses occasions de but. Mention très spéciale à Pierre-Emerick Aubameyang qui a raté un penalty (offert aux bras du gardien) et envoyé dans les nuages deux occasions quasi immanquables en face-à-face avec Ederson, le portier portugais. Les Lisboètes se sont eux montrés très réalistes et c'est Mitroglou qui a inscrit le seul but de la rencontre en début de seconde période. L'ambiance Des centaines de supporters du BvB bloqués Un défaut dans le contrôle des billets électroniques aurait empêché plusieurs centaines de fans du club allemand de pénétrer dans le stade de la Luz, hier soir. Dortmund a réclamé en vain à l'UEFA le report du coup d'envoi de son huitième de finale contre Benfica, ce mardi à Lisbonne. Plusieurs centaines de supporters du Borussia attendaient encore de pénétrer dans l'enceinte du stade de la Luz une demi-heure après le début du match, semble-t-il en raison d'un défaut dans le contrôle de leurs billets électroniques. Selon Sky, cinq fans de l'équipe allemande ont par ailleurs été arrêtés alors qu'ils transportaient des engins pyrotechniques et doivent être présentés à un juge aujourd'hui. Un autre aurait été «frappé sans raison» par la police portugaise, selon le club des supporters de Dortmund. Le jeu Emery a eu tout bon Cette incroyable victoire, c'est d'abord celle d'Unai Emery. Parce que le plan de jeu du technicien espagnol a tout permis. Parce que la bataille du milieu n'a même pas eu lieu tant les Parisiens n'ont laissé aucune solution aux Barcelonais dans ce secteur. Dans la coordination des mouvements des joueurs pour empêcher les deux dépositaires du jeu barcelonais, Andres Iniesta et Lionel Messi, de jouer vers l'avant, dans l'agressivité mise sur chaque duel, dans la volonté de faire mal à l'adversaire sur chaque offensive, il y avait absolument tout ce qui fait la patte du technicien basque. On avait eu du mal à la voir jusqu'ici. Elle a éclaté au grand jour dans cette soirée inoubliable. Parce que, aussi incroyable que cela puisse paraître, ce 4-0 est presque logique tant l'écart était immense, sur le terrain, entre le PSG et le Barça. Parce qu'en plus de dominer dans le jeu, le PSG a été précis dans ses tirs (10/12 cadrés) et efficace devant le but. Parce qu'il a marqué à des moments clés du match. Parce qu'il n'a concédé qu'un seul tir cadré à la meilleure attaque du monde. Parce qu'il a dominé le Barça de bout en bout de la rencontre et aux quatre coins du terrain. Oui, c'est un vrai chef-d'œuvre. Et il est signé Emery. La prestation Messi, le fantôme du Parc Si le collectif catalan a sombré face à un Paris Saint-Germain en feu, il a surtout été lâché par ses hommes forts habituels, Lionel Messi en tête. Le Catalan a réalisé une prestation catastrophique. Mais il n'est pas le seul. Malgré sa transversale pour la déviation de la tête de Jordi Alba qui aurait pu permettre à Neymar de réduire l'écart, on peut dire que c'est maigre comme performance. Il a tout raté. De sa perte de balle sur le deuxième but parisien à ses ballons gâchés dans les trente derniers mètres. Il a bu le calice jusqu'à la lie en perdant un duel ballon au pied avec Draxler. Le seul Barcelonais capable de faire des différences était Neymar. Ses compères de la MSN l'ont laissé tomber alors qu'il a longtemps gardé la tête haute. Seul contre un tel PSG, Neymar a dû se revoir avec le Brésil lors du Mondial. La présence Modric : «Maradona ? Dieu merci il ne joue pas» Le Real Madrid s'apprête à défier le Napoli mercredi en 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Les hommes de Zinedine Zidane se préparent afin de tout donner pour espérer franchir ce premier palier. Lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant match, le joueur du Real Madrid Luka Modric s'est exprimé sur cette confrontation et n'a pas manqué d'humour quand il a fallu évoquer l'ancienne star du club italien qui sera présente au match. «Qu'est-ce que je peux dire ? Maradona est un des meilleurs footballeurs de l'histoire. Nous sommes heureux de le voir, c'est un joueur exceptionnel et une super personne. Il est dans l'histoire du football et nous sommes heureux parce qu'il va venir voir le match. Dieu merci, Maradona ne jouera pas, nous sommes heureux pour ça aussi», a-t-il plaisanté. Les buteurs Cavani dauphin de Messi L'Uruguayen Edinson Cavani, auteur du 4e but lors du large succès du Paris SG devant le FC Barcelone 4-0, mardi en 8e de finale aller de l'UEFA Champions League, est devenu le dauphin de Lionel Messi avec 7 buts, soit trois de moins que l'Argentin du Barça, au classement des buteurs. L'Argentin Angel Di Maria, qui a marqué les 1er et 3e buts parisiens, se trouve en 4e position ex aequo avec un total de quatre réalisations. Ce soir, Cristiano Ronaldo, qui compte déjà 96 buts en C1, cherchera à se rapprocher de la barre des 100 buts avec le Real Madrid, face à Naples. L'attitude Callejon ne célébrera pas s'il marque Le Real Madrid va défier Naples en 8es de finale de Ligue des champions dans le costume du favori. Ancien attaquant du club merengue, José Maria Callejon a promis que s'il marquait, il s'abstiendrait de célébrer son but ce soir. «Non, je ne vais pas célébrer mon but si jamais je marque face au Real Madrid, j'ai du respect pour le club», a-t-il indiqué mardi au micro d'Onda Cero. Formé à La Fabrica Blanca, Callejon a d'abord été prêté une saison à l'Espanyol, avant de revenir dans le giron merengue pendant deux ans, puis d'être vendu à Naples.