C'est dans un climat de tension qu'a eu lieu la dernière rencontre entre le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les dirigeants du Cnes. Le ministre a alors pris l'engagement d'apporter des réponses concrètes aux problèmes de logement et de revalorisation des salaires. A l'issue de la rencontre, Ali Boukaroura, coordinateur du Cnes, a déclaré qu'il enregistrait avec soulagement les avancées réalisées, surtout pour le logement. C'est ainsi que le ministre a promis que les salaires seraient augmentés en deux étapes : une première augmentation d'ici à la fin juillet et une seconde, qui interviendra dans le cadre de la Fonction publique. Cependant, les enseignants grévistes restent sceptiques quant à la revalorisation des salaires en l'absence de réponses chiffrées. Pour ce qui est de la gestion démocratique des universités, le ministre a répondu par un niet. On constate que malgré les promesses, voire les engagements du ministre à prendre en charge les revendications des enseignants, le mouvement de grève se poursuit dans une vingtaine d'universités. Pour M. Azzi, de l'université de Béjaïa, «la levée des poursuites judiciaires et de toutes les sanctions est un préalable au règlement de la crise». Son collègue K. Aïssat demande «un geste de bonne volonté du ministère de tutelle qui permettra de mettre fin à une situation qui pénalise plus de 200 000 étudiants sur 840 000, qui, au lieu d'agir, observent un silence complice ou complaisant».