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Histoires vraies
Le théâtre de l'angoisse (3e partie et fin)
Publié dans Info Soir le 20 - 08 - 2007

Résumé de la 2e partie n Même en programmant les meilleurs spectacles, c'est toujours la «guigne». Ce théâtre serait-il maudit ?
En tout cas, en 1956, trente ans après la pose de la première pierre, le théâtre Pigalle est livré à la pioche des
démolisseurs.
— Quand on pense à ce que cela a coûté !
— Il paraît que le baron y a englouti 50 millions.
— j'y suis allé une fois, il y a des années. C'était magnifique. Nous avions passé une soirée inoubliable...
— Une seule fois. Pourquoi n'y êtes-vous jamais retournés ? Vous habitez presque en face.
— Ma foi, je ne sais pas... On se disait : «Tiens un nouveau spectacle. ?a a l'air vraiment bien», et puis, au dernier moment, on n'arrivait plus à se décider. Il faisait trop chaud ! Ou trop froid. Ou bien on avait un empêchement de dernière minute. On se promettait : «On ira la semaine prochaine», et, quand on allait pour prendre les billets, la pièce était déjà retirée de l'affiche. Le théâtre faisait relâche. Ou bien il était en répétitions pour le spectacle suivant. Alors, on se disait : «Cette fois, on ira», mais on attendait de voir les premières critiques et, au bout du compte, nous n'y sommes allés qu'une seule fois en trente ans ! C'est vraiment dommage !
En tout cas, c'est surtout dommage pour le baron milliardaire.
— Chef ! venez voir. On dirait qu'il y a un puits là-dessous !
Le chef de chantier s'avance vers la pelleteuse qui vient de soulever une plaque de ciment. A l'emplacement du sous-sol du théâtre...
— Ouais ! C'est bien un puits. Rien qu'à voir l'appareillage, ça ne date pas d'hier...
C'est ce que vient confirmer un érudit du quartier, M. Armellot, qui collectionne toutes les anecdotes concernant le IXe et le XVIIIe arrondissement de Paris :
— Autrefois, je vous-parle d'il y a deux cents ans, cet endroit était à la campagne... on y construisait des «folies». C'est-à-dire des petites villas où les riches gentilshommes entretenaient de petites danseuses. Le puits doit dater de cette période, quand tout était rempli de jardins et de fleurs...
Le responsable de la démolition écoute d'une oreille distraite. M. Armellot continue, les yeux perdus dans son rêve du passé :
— Ici, d'après mes recherches, il y avait une maison à deux étages, avec des écuries. L'occupante des lieux se nommait Mlle Dorine. Elle était comédienne et venait d'Italie. Elle passait plus de temps au lit que sur les planches, mais il semble qu'elle avait plus de talent pour la galanterie que pour la comédie.
Un soir, Dorine, lassée par la jalousie d'un de ses amants, le chasse de chez elle avec fracas. Elle lui lance quelque chose dans le genre : «Allez, disparaissez de ma vie ! Je suis lasse de vos querelles !» La légende raconte que l'homme, un prince grec, serait revenu au cœur de la nuit et se serait introduit discrètement dans le jardin. Il aurait versé dans le puits un élixir destiné à porter malheur...
— Ah bon, monsieur Armellot ! Vous croyez à ces sornettes ?
— Toujours est-il que depuis ce jour voilà Mlle Dorine qui perd sa chance. Bientôt ses riches amants se font rares. Sa beauté se détériore. Son visage est grêlé par la petite vérole et elle finit misérablement ses jours à Versailles, logée par charité dans les dépendances de l'hôtel particulier d'un de ses anciens amants.
Est-ce à cause de cet ancien puits que le théâtre Pigalle et ses petites danseuses ont connu la malchance ? On peut encore se poser la question... Les habitants actuels sont-ils heureux ou malheureux ? Il faut en tout cas espérer que le fait d'avoir comblé le puits a interrompu la malédiction du jaloux.


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