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De nouvelles mœurs s'instaurent
De la 6e au magistère tout est festif…
Publié dans Info Soir le 09 - 08 - 2008

Prestige n Rien n'est trop beau pour en mettre plein la vue aux étrangers : on sort les nappes brodées main de leur armoire, les services à thé, à eau et à café sont extirpés délicatement de leur carton.
Une tradition inventée de toute pièce
Après avoir épuisé toutes les fêtes possibles et imaginables qu'ils pouvaient célébrer, les Algériens apparemment très portés sur la bonne chère et bombance conviviales, ont alors inventé d'autres occasions de se faire plaisir.
Qu'un proche, par exemple, revienne de la Mecque tout auréolé par les lumières des lieux Saints de l'Islam et voilà que les petits plats bousculent les grands. La maison n'est bientôt qu'une vaste fourmilière, où s'agitent dans tous les sens une dizaine de femmes et de jeunes filles. Toutes volontaires et heureuses de l'être.
Les unes préparent des gâteaux, de préférence aux amandes, les autres des baklaouas, des makrouts, quelques-unes coincées au fond de la cuisine, suent sang et eau au milieu des réchauds entre les marmites de soupe, les couscoussiers et les tajines encore fumants. L'enfer, quoi…
Tout l'immeuble est invité au festin, en plus des proches et des parents. On ne lésine pas sur les moyens. Rien n'est trop beau pour en mettre plein la vue aux étrangers : on sort les nappes brodées main de leur armoire, les services à thé, à eau et à café sont extirpés délicatement de leur carton. C'est le branle-bas de combat.
Les youyous fusent à chaque fois qu'un convive franchit le seuil de la porte, jamais les mains vides, les cadeaux pleuvent, généralement des plats de gâteaux relevés au miel et au cacao. Tradition oblige.
Hommes, femmes et enfants se font un devoir de baiser le front du pèlerin en lui demandant au passage une petite prière. Certaines familles n'ont pas besoin de se décarcasser pour trouver le moyen de faire la nouba.
C'est pourtant dans le système scolaire qui produit chaque année des dizaines de milliers de chômeurs et de laissés-pour-compte jetés à la rue qu'elles puiseront l'essentiel… de leur fierté et de leur joie.
Il suffit que leur mioche accède en septième année moyenne pour que toute la smala, depuis le pépé jusqu'aux brus et aux petits enfants se mobilisent pour célébrer, comme il se doit, l'événement.
Comme si leur petit «génie» avait défoncé les portes du savoir pour faire avancer les connaissances humaines de plusieurs milliers d'années-lumière alors qu'en réalité il a été repêché in extremis avec huit de moyenne c'est-à-dire bien en deçà du minimum requis.
Alors que la plupart de ces lauréats — tous aujourd'hui puisqu'il n'y a plus d'examen de 6e — ne savent presque pas lire, pas compter et encore moins raisonner, leurs géniteurs, très fiers du résultat «exceptionnel» de leurs rejetons, délieront tous les cordons de leur bourse pour marquer l'exploit.
Des parents qui ne regardent pas à la dépense, loueront carrément des salles à 10 ou 15 millions de centimes la soirée pour partager leur liesse avec leurs amis.
Même chose pour le BEF. Les cafetans brodés d'or et les gâteaux aux amandes sont de rigueur
Même les maddahate sont réquisitionnées. Et lorsqu'un garnement réussit son bac avec mention, c'est la super-folie à la maison, la grande production sur l'écran des dépenses. A tout «barzingue».
On convoque alors tout ce qu'on peut convoquer : les gnaouas, les aïssaouas, les cornemuses, le bendir, les ghaïtas, les proches, les demi-proches, les cousins germains, collatéraux par alliance, du douar, du bled et de l'arrière-pays.
Le voisin du haut, un ancien chasseur fera parler la poudre et répandre la bonne nouvelle dans tout le quartier. Les enfants prendront le relais.
C'est un peu la «touiza» ce bac. Il appartient à toute la «houma». C'est pourquoi, la «noce» et le buffet froid se prolongeront très tard dans la nuit. Tous les riverains y prennent part. Et ne croyez surtout pas que l'école s'arrête au lycée. La fête continue.
Jusqu'au magistère et doctorat.
Encore une «tradition» inventée de toute pièce par des algériens avides de gueuletons
A l'issue de chaque soutenance, le jury est invité à passer à table, dans une salle spécialement aménagée par le candidat qui leur a préparé un sacré casse-croûte au «m'semène» et au thé à la menthe.
Bon appétit, bande de morfalous…


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