Vocation n Depuis toujours, Bonatéro a été attiré par les inventions. C'est tout naturellement d'ailleurs qu'il a donné libre cours à son esprit créatif à la première occasion. Né sur les hauteurs de La Casbah en mars 1955, Bonatéro a été scolarisé dans une école primaire de Raïs Hamidou. «Ce fut mon premier contact avec le monde du savoir», affirme-t-il. Après avoir réussi à l'examen de sixième, il est orienté vers un collège «des environs», à Raïs Hamidou toujours. Ses études secondaires, Bonatéro les poursuivra, cependant, à Bab El Oued, au lycée Okba plus précisément . Une fois le baccalauréat en poche, il prend la direction d'Oran pour suivre une formation en physique du solide à l'université d'Es Sénia avant de partir en France où il décroche un diplôme d'enseignement approfondi (DEA) en astronomie et techniques spatiales de l'observatoire astronomique de Paris. Poussant ses études plus loin, il obtient un doctorat d'Etat dans la même discipline. En 1986, il rejoint le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag). Attiré par les travaux de recherche, il intègre l'université de Blida en 2001 «comme chercheur dans un premier temps puis comme enseignant-chercheur par la suite», précise-t-il. Depuis toujours, Bonatéro a été subjugué par les inventions : «C'est un domaine qui me fascine depuis mon jeune âge.» C'est tout naturellement d'ailleurs qu'il a donné libre cours à son esprit créatif «à la première occasion qui s'est présentée», note-t-il. Et que de chemin parcouru depuis ! Aujourd'hui, Bonatéro compte à son actif plusieurs innovations, dont une dizaine ont été primées lors de salons de renommée internationale. La plus médiatisée est l'Horloge universelle qui a obtenu la médaille d'or au Salon de l'innovation de Londres. «Au fait, il ne s'agit pas d'une simple invention, mais d'un véritable projet de société», souligne Bonatéro qui n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin : «J'ai d'autres inventions que je présenterai incessamment. J'ai également d'autres idées innovantes qui restent à concrétiser.» Pour ce faire, il pourra compter sur le holding qu'il a fondé, l'année dernière, avec un groupe de chercheurs. «C'est une boîte qui nous permet de travailler en professionnels et en toute liberté», dit-il. Et de conclure : «On n'est jamais si bien servi que par soi-même !»