L'enquête judiciaire où l'ancien Président français, Jacques Chirac est mis en examen pour «détournement de fonds publics» a été officiellement close le 2 avril en cours. La juge d'instruction de Paris a délivré à cette date l'avis de fin d'information qui ouvre la possibilité aux différentes parties de demander des investigations complémentaires. Lorsque ce point aura été tranché, le parquet devra prendre ses réquisitions, après quoi le dossier pourra éventuellement être renvoyé devant une juridiction pour y être jugé. L'ensemble du processus peut prendre plusieurs années et l'aboutissement est donc très incertain, d'autant que la juge a demandé à partir pour un autre poste. C'est un autre magistrat qui devra sans doute finir le dossier. Plusieurs dizaines d'autres personnes, dont les quatre anciens directeurs de cabinet de Jacques Chirac lorsqu'il était maire de Paris, et des bénéficiaires d'emplois présumés fictifs sont aussi mis en examen. Ils sont susceptibles de rallonger la procédure en demandant de nouveaux actes. L'ancien Président a été mis en examen en novembre 2007 pour 35 emplois présumés fictifs de «chargés de mission» à la mairie de la capitale, qu'il a dirigée de 1977 à 1995. Ces personnes payées sur fonds municipaux, n'auraient effectué aucune tâche, ou auraient travaillé pour le parti RPR ou encore pour Jacques Chirac dans d'autres fonctions que celles liées à son mandat de maire.