Malik Boumati Le mouvement de grève auquel ont appelé, séparément, deux organisations syndicales du secteur de l'éducation, à savoir le Syndicat national autonome du personnel de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) et l'Union nationale des personnels de l'enseignement et de la formation (Unpef), n'a pas connu une large adhésion dans les établissements scolaires de la wilaya de Tizi Ouzou, où les enseignants étaient indifférents aux appels des syndicats. Mais si la débâcle du Snapest était prévisible dans la wilaya de Tizi Ouzou, ses quelques adhérents ne faisant pas le poids face à la machine syndicale qu'est le Cnapest, le peu de suivi que l'appel de l'Unpef a connu est quelque peu surprenant puisque ses appels sont généralement entendus par une partie des personnels des cycles primaire et moyen. Selon une institutrice exerçant dans une école primaire du chef-lieu de wilaya, l'appel de l'Unpef devait être examiné dans la journée d'hier, c'est-à-dire au premier jour de cette action appelée à durer une semaine. Les enseignants des cycles primaire et moyen devaient se concerter sur le sujet et pourraient éventuellement rejoindre le mouvement de grève lancé par l'Unpef à partir d'aujourd'hui. Notre interlocutrice, qui dit ne pas avoir apprécié le manque d'information et de concertation du syndicat auteur de l'appel, affirme cependant que les enseignants pourraient décider de ne pas suivre cette grève «prise dans la précipitation et sans un travail sérieux d'information». De leur côté, les quelques enseignants du secondaire qui ont répondu favorablement à l'appel du Snapest pourraient rejoindre les bancs de l'école aujourd'hui en raison du très faible taux de suivi dans cette wilaya où la mainmise du Cnapest reste indéniable. Mais si la scolarité des élèves n'a pas été perturbée par ce débrayage, elle risque de connaître un autre sort à partir du 4 février prochain. Une date choisie par le Cnapest pour son premier jour de grève, qui risque de paralyser plusieurs lycées de la wilaya. A moins que, d'ici là, le ministère de l'Education nationale ne se décide à répondre aux doléances des enseignants. M. B.